Pourquoi l’avenir des banques se situe dans les startups

Pourquoi l’avenir des banques se situe dans les startups

Trois accros à la technologie sur 4 ont déjà sauté le pas, faisant des infidélités à leur banque en utilisant les services financiers de Google, Apple, Facebook ou Amazon. Il y a donc urgence pour les grandes institutions bancaires. C’est en tout cas le message délivré par Capgemini et Efma dans son dernier rapport annuel

De nouvelles attentes 

Les attentes des consommateurs ont évolué, en matière d’achats courants comme de services financiers. Désormais, l’offre doit être globale et personnalisée. Comprenez disponible via tous les canaux (physique, en ligne et mobile) et taillée sur mesure.  

Un défi pour les grandes banques traditionnelles, d'autant que de plus en plus de personnes se laissent séduire par les propositions des néobanques et autres fintechs. Leurs principaux atouts d’après le sondage : des tarifs plus faibles (70%), une plus grande facilité d’utilisation (68%) et un service plus rapide (54%). 

L’open banking à la traîne 

C’est la directive européenne DSP2 qui a ouvert la voie à l’open banking en Europe. En gros, l’obligation pour les banques d’autoriser l’accès aux données qu’elles détiennent, dans un souci de transparence, mais aussi pour mieux répondre aux besoins des consommateurs. C'est ce qui permet par exemple l’existence des agrégateurs de comptes, ces applications qui vous donnent en un clin d’œil un aperçu de l‘ensemble de vos comptes.  

Les institutions bancaires sont de plus en plus nombreuses à proposer un tel service à leurs clients, y compris pour les comptes détenus dans des banques concurrentes. Mais au-delà de ça, l’open banking n’a pas encore connu la percée attendue. D’après Capgemini, un tiers seulement des cadres estiment l’avoir mis en œuvre au sein de leur institution.  

Une nécessaire collaboration 

En attendant, l’écart se creuse avec les fintechs qui, elles, se bousculent au portillon pour répondre, en moins temps qu’il ne faut pour le dire, au moindre désir du consommateur. « L’open banking a longtemps été considéré comme une transformation des services financiers, mais cette étude montre qu’il ne s’agit en réalité que d’une étape intermédiaire », souligne Anirban Bose, le CEO de l’entité Services financiers du cabinet conseil.  

L’étape d’après, c’est l’open X. En clair, la collaboration renforcée entre les banques traditionnelles et les fintechs. D’après Anirban Bose, ce serait même la seule chance pour les premières de rester compétitives : « les banques qui auront le plus de succès seront celles capables d’identifier les domaines dans lesquels elles sont les plus compétentes et de nouer des partenariats avec des fintechs et d’autres secteurs économiques dans les autres domaines ».   

 
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