Ces apps qui vous aident à mieux gérer votre argent

Ces apps qui vous aident à mieux gérer votre argent

Entre les paiements par carte, les retraits en cash, les virements et les domiciliations, il est souvent difficile d’y voir clair dans ses dépenses. Au point parfois de finir le mois dans le rouge. Alors, pour rester à flot, il est bon de faire quelques économies mais aussi, et surtout, de bien gérer son budget. Et pour ça, de plus en plus d’applications peuvent vous aider. 

Une meilleure visibilité sur vos comptes 

Toutes les banques en Belgique proposent évidemment une app pour vous permettre de consulter vos comptes sur votre smartphone, où que vous soyez. Mais ces applications franchissent progressivement un nouveau cap. Elles deviennent multi-bancaires. Chez KBC et BNP Paribas Fortis, plus besoin d’ouvrir plusieurs apps pour avoir un aperçu de l’ensemble de vos comptes dans vos différentes banques. Une seule suffit. 

Pourquoi les institutions financières ont-elles décidé de vous donner accès à telle fonctionnalité ? Tout simplement parce qu’elles n'avaient pas le choix, sous peine de perdre des clients. Surtout que de nouveaux acteurs arrivent en masse sur le marché. 

Un secteur en plein boom   

La directive européenne DSP2 a ouvert la voie à l’open banking. En clair, d’autres acteurs que les banques peuvent désormais développer ce type d’applications et proposer des services financiers. De nombreuses fintechs se sont donc ruées sur l’opportunité pour lancer, un peu partout en Europe, des agrégateurs de comptes, qui vous permettent, là aussi, d’avoir une vue globale sur vos finances.  

Parmi elles : les françaises Bankin’ et Linxo, ou encore la suédoise Tink. Et là, les fonctionnalités vont très loin grâce à l’intelligence artificielle. Non seulement l’agrégateur vous alerte quand vous allez dépasser votre budget ou la limite de dépenses fixée pour telle ou telle poste (cigarettes, loisirs, etc.), mais il repère aussi vos habitudes et vous conseille, proactivement, en matière d’épargne et de placement.  

Des solution e-commerce mi-septembre 

Chez nous, rien de semblable pour les particuliers. Le volet concerné de la directive DSP2 n’entrera en vigueur que mi-septembre. La Banque nationale de Belgique a néanmoins déjà reçu et octroyé de multiples demandes d’agrément à des fintechs, mais pas pour des agrégateurs de comptes.  

« Il y a des acteurs, surtout des acteurs étrangers pour l’instant, qui veulent entrer sur le marché de l’e-commerce pour offrir des solutions de paiement comme alternatives aux paiements par carte », explique Reinout Temmerman, conseiller pour les paiements à la BNB.  

Faire ses comptes sur son smartphone 

En Belgique donc, les seules applications non-bancaires disponibles pour l'instant se contentent de vous aider à mieux gérer votre budget au quotidien. Money Lover, Handwallet, ou encore Spendee vous permet de répertorier toutes vos recettes et vos dépenses afin de garder un œil sur votre solde.  

Seul inconvénient : puisque ces apps ne s’inscrivent pas dans le cadre de cette fameuse directive DSP2, elles ne peuvent récupérer aucune information auprès de votre/vos banque(s). Rien n’est donc automatisé, c’est à vous de rentrer manuellement chaque rentrée ou sortie d’argent. 

Des apps pour épargner 

Un autre type d’apps enfin vous aide à constituer une cagnotte au fil du temps. Petit à petit, au rythme qui vous convient. Un exemple original : le 52 Week Challenge. Chaque semaine, vous épargnez un peu plus, et ce pendant... 52 semaines. Si vous choisissez de mettre 1 euro de côté la première semaine, vous y ajouterez 2 euros la deuxième, puis 3 euros la troisième, et ainsi de suite jusqu’à 52 euros la 52e. Si vous optez plutôt pour 2 euros la première semaine, ce sera 4 euros la deuxième, 6 euros la troisième jusqu’à 104 euros la 52e.  

Autre option, plus indolore : CBC/KBC Mobile et Easy Save (BNP Paribas Fortis), directement inspirées de l’application française Birdycent. Si vous le souhaitez, vos virements et/ou vos paiements par carte sont systématiquement arrondis à l’euro supérieur, ces petits extras étant, dans le premier cas, investis et, dans le second, placés sur votre compte épargne. Avec à la clé de quoi vous offrir un très très bon resto par exemple. 

Sur le même sujet
Quotidien connecté
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Paul Magnette et Alexander De Croo

    La Vivaldi a un accord de gouvernement et un Premier ministre

  2. ARGENTINA HEALTH PANDEMIC CORONAVIRUS

    Coronavirus: la Belgique franchit le seuil de 10.000 décès

  3. USA PRESIDENTIAL DEBATE

    Etats-Unis: une foire d’empoigne entre Trump et Biden en guise de premier débat

La chronique
  • La Lettre d’Ivan De Vadder: Le ton de l’opposition

    Faire de l’opposition au parlement n’est pas toujours affaire d’enfant de chœur. Dans les années 80, en tant que chef de l’opposition, le socialiste Louis Tobback compara le Premier ministre Wilfried Martens à l’empereur romain Caligula (qui avait nommé son cheval consul), et qualifia le CVP, le parti de Martens, de « méduse ». C’est Wilfried Martens lui-même qui y revint dans ses mémoires : « Rarement l’affrontement entre majorité et opposition n’a été aussi prononcé que pendant mon cinquième règne ». Puis d’ajouter : « Tobback en particulier s’est contenté d’une rhétorique d’opposition dure comme de l’acier, qui m’a souvent écorné. Les nombreuses “appellations affectueuses” avec lesquelles il a dépeint ma personne, ont fait rire tout le monde. » Martens lui-même ne mentionne pas les « appellations affectueuses » dans son texte, mais, heureusement pour les historiens, les inclut dans les notes : « Les appellations affectueuses que Louis Tobback m’a léguées, incluaient “mouche à merde”, “charlatan”, “Caligula”, et “...

    Lire la suite

  • Covid au travail: un flou très embarrassant

    Face à une crise dont on ne répétera jamais assez le caractère exceptionnel, voire imprévisible, il reste de bon ton de faire preuve de retenue dès lors qu’on est amené à jauger la qualité de la réponse qui y fut apportée. D’autant que, même s’il doit lui aussi pleurer de nombreux décès, notre pays n’a globalement pas trop à rougir de la manière dont cette pandémie fut gérée : nos soins de santé ont tenu le coup, nos enfants ont repris le chemin de l’école, notre économie, rapidement et massivement subsidiée, commence à redémarrer....

    Lire la suite