Négociations fédérales: le Roi consulte, le PS est critiqué, le CD&V «brusqué»

Le Roi a accepté la demande de Coen Geens d’être déchargée de sa mission.
Le Roi a accepté la demande de Coen Geens d’être déchargée de sa mission. - Photo News

Après un week-end de répit, la recherche d’une solution au puzzle fédéral reprend lundi, le Roi devant entamer le même jour une nouvelle ronde de consultation des présidents de 10 partis. La suite des opérations reste incertaine, après que Koen Geens (CD&V) a jeté l’éponge vendredi dernier, mais si l’on en croit le président du MR Georges-Louis Bouchez, la piste d’une coalition associant PS et N-VA est bel et bien définitivement enterrée. Le MR n’est pas pour autant demandeur d’un nouveau passage par la case « élections », précise-t-il.

« C’était symboliquement très compliqué pour le PS de s’allier avec la N-VA, vu comme le PS a diabolisé ce parti », a résumé le jeune président des libéraux francophones lundi matin sur LN24. Lors des réunions PS – N-VA organisées sous sa mission d’information en duo avec Joachim Coens (CD&V), « c’était un peu un dialogue de sourds », remarque le Montois, qui dit ne pas être étonné du tout du blocage constaté par Koen Geens ensuite. Observant que le PS refuse toujours de s’engager dans une alliance fédérale avec les nationalistes flamands, et ayant été lui-même réduit par son propre parti à explorer uniquement cette option, ce dernier a jeté l’éponge prématurément vendredi dernier, remettant son tablier au Roi.

Retourner maintenant vers les urnes serait cependant une erreur, déclare Georges-Louis Bouchez lundi matin. Ce serait même « une preuve de lâcheté », une sorte d’aveu à l’électeur de l’impossibilité de dégager un accord entre partis.

Du côté du parti « frère » du MR, on critique également lundi sans détour l’attitude du PS, tout en se montrant prêt à travailler à une alliance avec les socialistes. Si la N-VA n’en fait pas partie, il faut cependant que le CD&V y participe, a laissé entendre Egbert Lachaert sur les ondes de La Première (RTBF) en matinée. Pour le chef de groupe Open VLD à la Chambre et candidat à la présidence de ce parti, le CD&; V a été « brusqué », il va falloir le convaincre de se remettre à table. Mais à l’Open VLD en tout cas, « personne ne fait d’exclusives, c’est toujours le contenu qui va définir qui on va soutenir ». « Ce que j’attends, c’est que M. Magnette nous convainque d’aller dans une alternative », avec un contenu qui serait défendable face aux membres du parti, indique Egbert Lachaert. La « note Magnette » qui avait ponctué la mission d’information du président du PS était « imbuvable, avec beaucoup de rouge et de vert et pas beaucoup de bleu », rappelle encore le candidat à la présidence de l’Open VLD. Ce dernier donne clairement sa préférence à la recherche de partenaires pour un gouvernement de plein exercice plutôt qu’à une sorte de gouvernement provisoire axé sur des questions budgétaires.

Après avoir accepté vendredi soir la démission de Koen Geens en tant que chargé de mission royale, le Roi entame lundi après-midi ses consultations des présidents de parti, en débutant à 15h00 avec ceux du CDH, de Groen puis de la N-VA. Dix présidences de partis en tout seront reçues jusqu’à mercredi (les trois précités ainsi que MR, Open VLD, PS, SP.A, CD&V, Ecolo, DéFI).

 
 
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