Quelle stratégie Internet pour se lancer en 2019 ?

Quelle stratégie Internet pour se lancer en 2019 ?

À bientôt 19 ans, Adrien Russo a déjà revendu sa première entreprise de webmarketing et lance aujourd’hui Caralab, une agence de référencement naturel. Sa spécialité : des conseils aux entreprises et aux marques pour optimiser leur présence et leur réputation sur les moteurs de recherche.

Si vous pensiez que quelques mots-clés suffisaient à vous offrir les premiers rangs de Google, Bing et Qwant, suivez plutôt ces quelques recommandations.

Se passer d'un site web quand on lance son entreprise, c’est une bonne idée en 2019 ?

C’est possible. Je connais plusieurs très petites entreprises locales qui se lancent uniquement avec les réseaux sociaux et une fiche Google My Business (afin d'apparaître sur Google Maps notamment). Google porte un intérêt fort aux petites entreprises locales. Il faut l'exploiter, absolument. Si le budget est faible, cela peut être acceptable, mais je conseille plutôt à une entreprise qui démarre sur le web de créer un petit site vitrine, une visibilité sur les réseaux sociaux et une présence sur Google.

La boîte à outils d'Adrien Russo

Vous disiez récemment sur LinkedIn que 90 % des clics se font sur la première page du moteur. En 2019, c'est une simple histoire de mots-clés ?

Oui, je disais sur LinkedIn, avec ironie, que le "meilleur endroit pour cacher un corps, c'est la 2e page de Google". Je pense que la notion-même de mot-clé est dépassée. Aujourd'hui, on parle plutôt d'intention de recherche. Faut-il pour autant abandonner le mot-clé ? Non, l'insertion de keywords importants dans les "balises chaudes” reste nécessaire, mais ce sont aujourd'hui davantage des champs lexicaux et lexies qui permettent à Google de comprendre l'intention de recherche. Un exemple ? Si vous tapez "film avec jeune conducteur", Google va comprendre, peut-être plus vite que vous d’ailleurs, que vous cherchez probablement le film "Baby Driver". Conclusion : aujourd’hui, il faut optimiser et enrichir ses pages sémantiquement et se positionner sur une intention de recherche.

Quand on se lance, on veut un nom de domaine tout neuf alors qu'il existe des domaines expirés. Que choisir ?

Un “nom de domaine avec historique” aura été indexé dans le passé déjà. Ces domaines jouissent souvent d'une certaine popularité aux yeux de Google. Mais attention, si la marque est encore présente sur le marché, on peut être ensuite poursuivi pour cybersquatting. Je pense que pour un starter, il vaut mieux acheter du neuf et trouver un nom qui met la marque en exergue. On achète des noms de domaine expirés pour créer des contenus autour de la thématique ciblée, pas pour lancer un nouveau site de marque.

Vers quel type d’hébergeur se tourner ?

Pour un rédacteur débutant qui souhaite publier des contenus, WIX ou Google Site peuvent être pratiques, mais pour une entreprise qui souhaite se positionner sur internet avec sérieux, il vaut mieux avoir les mains libres. Notamment pour aller plus loin avec le webmarketing et travailler son positionnement sur un moteur de recherche. Là, un CMS hébergé et open source, comme Wordpress ou Drupal, s’impose. D’autant plus que la version communautaire est gratuite et bien plus extensible que la version payante, hébergée par leurs soins. Un conseil ? Gardez la main sur l’hébergement.

 

Sur le même sujet
Starter
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
  • Les espaces communs du petit hôtel sont particulièrement cosy.

    Par Marie-Eve Rebts

    Immo

    Le B-Lodge, une expérience belge un peu différente de l’hôtellerie

 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Ostende a accueilli beaucoup de monde ce week-end. Des mesures sont déjà prises pour passer un bon week-end du 15 août.

    Forte affluence et bagarre: comment la Côte s’est barricadée en 24 heures

  2. Le port du masque dans les salles rebute de nombreux spectateurs.

    La crise sanitaire met les salles de cinéma en péril

  3. Le site archéologique est déserté par les visiteurs étrangers.

    Pompéi somnole en attendant les touristes disparus

La chronique
  • «Vous avez de ces mots»: du rififi au Quai Conti

    Nous sommes en 1629. Neuf personnalités parisiennes, actives dans le domaine des lettres, ont pris l’habitude de se rencontrer chaque semaine au domicile d’un des leurs, Valentin Conrart. Le cardinal de Richelieu, alerté par son secrétaire, l’abbé de Boisrobert, s’intéresse à ces intellectuels qu’il prend sous sa protection. Il décide de donner à ce groupe le statut d’une compagnie littéraire dépendant de l’autorité royale, d’après le modèle qui a prévalu à Florence en 1582 pour la création de la fameuse Accademia della Crusca.

    Une académie procrastinatrice

    Les statuts de la Compagnie sont finalisés dès 1634 et officialisés le 29 janvier 1635 par des lettres patentes de Louis XIII. L’article 24 précise...

    Lire la suite

  • Par BAUDOUIN LOOS

    L’effroyable drame du 4 août met les Libanais face à leurs responsabilités

    Comment les Libanais se relèveront-ils de l’incroyable déflagration qui a ravagé leur capitale le 4 août à 18 h 07 ? Aux violents tourments de ce pays naguère surnommé « la petite Suisse du Moyen-Orient » – la guerre civile (1975-1990), les interventions israéliennes (1978, 1982, 2005), l’occupation syrienne (1976-2005), l’irruption de plus d’un million de réfugiés syriens (2012-2020) – succède soudain une double et monstrueuse explosion causée mardi par 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées par négligence et...

    Lire la suite