Les 3 grandes tendances du recrutement

Les 3 grandes tendances du recrutement

Sur un marché de l'emploi qualifié de plus en plus concurrentiel, les ressources humaines doivent composer avec de nouveaux paradigmes : rétention des talents, engagement des collaborateurs et nouvelles méthodes de travail.  

Généraliser l'analytique et les outils numériques 

Pour Thomas Cador, directeur régional de Visiotalent au Benelux, l'enjeu ne doit pas être minimisé : « pour recruter, il n’y a pas le choix. L'entreprise doit s'adapter à différents contextes. Et pour cela s'atteler à l’amélioration constante de ses processus. Cela passe par la numérisation de ses pratiques. »  

S'il est un domaine où le big data n'a pas (encore entièrement) imposé son rythme, c'est bien le recrutement. « Nous voyons que 12% des entreprises seulement réalisent une analyse prévisionnelle pour accompagner la prise de décision dans les processus d'embauche, mais cela va évoluer », explique Thomas Cador. Les avantages sont identifiés : évaluation des pénuries de talents à court ou moyen terme ou encore identification de collaborateurs susceptibles d'aller rapidement voir ailleurs.  

Soigner son image 

Une entreprise à la recherche de la « nouvelle star » devra également revoir ce qu'il est désormais convenu d'appeler l'expérience candidat. Traduction : soigner sa marque employeur. Un objectif impossible à atteindre sans une culture d'entreprise tournée vers la séduction et la rétention. « Cela va de la rédaction de l’offre d’emploi à la gestion des candidatures refusées. L'expérience candidat doit être une expérience... mémorable. » 

Repérer les compétences transversales 

Le savoir technique ne suffit plus pour occuper un emploi. L'entreprise doit prendre en considération les compétences comportementales des collaborateurs. C'est ici que se nichent les fameuses « soft skills ».  Car les équipes les plus productives sont aujourd'hui interdisciplinaires ! C'est qu'a confirmé une étude interne menée par Google en 2017. Sa conclusion : le processus collaboratif se nourrit des compétences douces - ou transversales - de chaque personnalité.  

Une vision héritée de grandes entreprises américaines (également Apple et IBM), dans un contexte où bien-être, collaboration, inclusivité et intégration culturelle impriment l'inconscient collectif du monde du travail occidental.  

La tâche ne va pas de soi, confirme Thomas Cador : « les soft skills ne se trouvent pas sur le CV. Les intégrer au même titre que les compétences techniques requiert une approche d’identification et d’évaluation spécifique. » Des tests RH ont été développés pour évaluer la faculté des candidats à s’adapter à des environnements : tests de personnalité, réalité virtuelle, réalité augmentée ou encore entretien de groupe (ou collectif). Cette dernière méthode vise à évaluer la capacité interpersonnelle propre au travail en équipe. 

Du point de vue du candidat, le conseil est surtout histoire de bon sens : « pour faire ressortir des compétences en communication, en leadership ou en résolution de problèmes, il faut rester soi-même, en mettant pleinement en valeur ses forces. » 

Sur le même sujet
HR
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Sous la pression de ses dettes et pour éviter la faillite, Caroline Case a décidé de se séparer d’ores et déjà d’un de ses deux bars bruxellois.

    Le baromètre de la relance: ces pros de l’horeca qui ont déjà rendu leur tablier

  2. le futur «village-prison».

    Coup d’accélérateur à la prison de Haren: dépassera-t-on le milliard d’euros?

  3. L’interview du couple par Oprah Winfrey sera diffusée dimanche soir.

    Règlements de comptes sanglants entre le couple Harry-Meghan et Buckingham Palace

La chronique
  • Chronique: coronavirus, l’enjeu des brevets à l’OMC

    Loin de représenter un bien public mondial, les vaccins contre le Covid-19 sont répartis de manière inégale selon la loi du plus offrant. En février, sept pays concentraient 80 % des doses administrées dans le monde, tandis que près de 130 pays n’en avaient encore administré aucune. Alors que les pays à revenu intermédiaire (hors Chine) concentrent 50 % des contaminations dans le monde, ils n’ont administré que 17 % des doses (1). Avant cela, près de 8 milliards de doses ont été précommandées, dont la majorité par les pays les plus riches qui n’ont laissé que des miettes pour les pays pauvres. L’initiative Covax, censée permettre de vacciner 20 % de la population de 145 pays en 2021, n’est en mesure de vacciner que 3,3 % de cette population au cours du premier semestre 2021 (2).

    Cette répartition inégale des vaccins n’est pas seulement une faute morale qui risque d’augmenter considérablement le nombre de morts dans les pays en développement. Elle risque également de favoriser la diffusion de variants du coronavirus plus résistants aux vaccins. En prolongeant la...

    Lire la suite

  • Dehors aussi, la gestion foireuse des vaccinations

    Un petit bol d’air frais, pas plus grand qu’une tasse à expresso. Des funérailles à 50, seulement, pour ceux qui nous quittent. Une petite journée par semaine dans les auditoires pour les plus jeunes et quelques courtes escapades sur les chemins buissonniers pour les petits. A première vue, ces seuls acquis assurés de la réunion du Comité de concertation de ce vendredi ont encore tout du régime au pain sec et à l’eau.

    Mais après les coiffeurs et les métiers dits « de contact », la Belgique...

    Lire la suite