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Négociations fédérales: le VLD et le CD&V rejettent le «front flamand» de De Wever

Ce lundi, le président de la N-VA, a appelé à la formation d’un « front flamand ».

Temps de lecture: 2 min

La présidente de l’Open VLD Gwendolyn Rutten n’a pas été charmée lundi matin par les paroles de Bart De Wever appelant à la formation d’un « front flamand » face aux « ukases » du PS. « Former un front, c’est du vocabulaire guerrier. L’Open VLD ne marche pas là-dedans », a-t-elle réagi via Twitter.

L’Open VLD était justement visé, entre autres, par les paroles du président des nationalistes flamands. Le parti libéral flamand a déjà « plié », estime l’Anversois, qui appelle au contraire les formations du Nord à se serrer les coudes pour éviter un gouvernement « de gauche ».

Les partenaires de la N-VA au gouvernement flamand sont bien sûr ses cibles : le CD&V et l’Open VLD, qui « trahiraient » leurs engagements de l’accord de gouvernement flamand s’ils montaient dans un exécutif fédéral avec les socialistes, menace encore Bart De Wever.

Gwendolyn Rutten ne se dit pas impressionnée. « Nous choisissons la collaboration. Pas contre les autres, mais pour une meilleure Belgique, en alliance avec le MR », ajoute-t-elle le même jour.

Même son de cloche du côté du CD&V, Joachim Coens a déclaré ne voir aucun salut dans le « front flamand » et le « langage de guerre ». Ce dernier a tout de même mis en garde les partis francophones : « S’ils continuent de rendre impossible une majorité néerlandophone, il y a un gros problème ».

 

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32 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, lundi 17 février 2020, 15:43

    Alain Chalet, votre propos est grotesque. Et la légitimité des Wallons en 2014, elle compte pour du beurre? A mais j'y suis, vous êtes un partisan de l'apartheid! Il y a deux citoyennetés, le sous-citoyen wallon et le sur-citoyen flamand! Mesurez vous l'inconséquence de votre discours? De même sur votre explication de l'économie, très légère en vérité. Il y a une école de pensée qui a essaimé à partir des années 60 (les néoclassiques qu'on a appelé les néolibéraux) qui ne pouvaient supporter la donne étatique et sociale d'après guerre. Ils n'ont eu de cesse que de démonter l'Etat social pièce par pièce. Votre explication ne tient pas, la richesse est là. Les fortunes n'ont jamais été aussi grasses et si nombreuses. Ce qui pose problème au budget, ce n'est pas la concurrence internationale, c'est le casino mondial de l'évasion fiscale. Un casino où tous les joueurs fortunés sont gagnant à tous les coups. On peut jouer avec le Bengladesh à qui sera le plus pauvre ou fixer des règles dans les accords commerciaux qui contrairement à ceux qu'on signe maintenant, font du fair trade (respect des conditions sociales et écologiques) la pierre angulaire de ces accords, et jouer au développement du Bengladesh et du maintien des droits en UE.

  • Posté par Chalet Alain, lundi 17 février 2020, 15:11

    Les pays occidentaux (essentiellement l'Europe de l'Ouest et les US) ont connu une très forte prospérité aux alentours des années 60 (les golden sixties), due à leur quasi-monopole technologique et à leur position politico-économique de "maîtres du monde". Cela nous a permis de mettre en place des systèmes sociaux fort généreux. Mais très vite, nous avons commencé à gagner moins, d'abord à cause des "chocs pétroliers" des années 70-80 (les pays pétroliers ne voulant plus trop se faire exploiter et réclamant donc leur juste part de ce gâteau) et ensuite plus généralement à cause des pays émergents, qui se sont développés grâce à la mondialisation (tant mieux pour eux!), mais qui sont donc aussi devenus de sérieux concurrents... travaillant aussi bien que nous, mais à des coûts nettement moindres, ce qui met de plus en plus nos salaires sous pression. Par manque de lucidité, d'honnêteté et de courage, nos politiciens ont cependant voulu nous cacher cette réalité et nous ont endettés en empruntant pour continuer à nous offrir des avantages qu'en réalité nous ne pouvions plus nous payer. Nous sommes maintenant arrivés à la limite et nous ne pouvons donc plus continuer à vivre au-dessus de nos moyens. Des mesures impopulaires seront donc inévitables, inutile de se le cacher, même si aucun politicien ou syndicat n'ose le dire clairement.

  • Posté par Ask Just, lundi 17 février 2020, 15:47

    Pour vous, ces péohmènes sont spontanés et n'ont rien à voir avec une quelconque planification politique (au contraire, vous évoquez un manque d'anticipation, voire une dissimulation). Il ne vous aura pas échappé que la relative (et inégale) prospérité des pays en développement est dûe à leur exploitation des brevets et inventions provenant d'Occident par le truchement de la délocalisation (voyez les "champions allemands" tous made in China). Vouloir demander aux travailleurs de renoncer à leur protection, qualité d'emploi etc... au nom de la concurrence comme conséquence d'une quelconque fatalité est une manipulation, et vous le savez bien... Voyez la base idéologique de Mr Trump (America First), que vous admirez probablement sans limite, et qui montre que cette "fatalité" de la concurrence peut être aisément combattue (pour le meilleur ou pour le pire, mais elle n'est pas une "fatalité")

  • Posté par Deckers Björn, lundi 17 février 2020, 14:45

    Alain Chalet, une fois de plus, on se trompe de discussion. Il n'y a pas de majorité double dans la Constitution et pas davantage de majorité dans la communauté majoritaire. Rien de tout cela et pour cause. Dans une fédération, seule la majorité fédérale compte. Il faut donc 76 sièges sur 150 à la Chambre, d'où qu'ils viennent. Que ce soit une majorité avec VNA et sans le PS ou l'inverse. Cette notion défendue par le CD&V n'est pas constitutionnelle.

  • Posté par Chalet Alain, lundi 17 février 2020, 15:14

    L'univers ne se limite pas à la Constitution. On parle ici d'une volonté politique, bien compréhensible et légitime.

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