Où sont les femmes dans les startups ?

Où sont les femmes dans les startups ?

En Belgique 13,7% des fondateurs de start-up seulement sont des femmes, contre 15% au niveau européen. Pourquoi ? Les raisons sont multiples.

La femme oubliée, voire supprimée, de l’histoire technologique

Les femmes ont toujours été présentes dans la tech. « Quand on voit l’histoire technologique, il y a une femme derrière les prémisses du WiFi ou le programme Apollo », explique Loubna Azhgoud, coordinatrice de Women in Business au 1819, le service d’information régional pour les entrepre-neurs. Pourtant, personne n’en parle. « Ce sont des choses peu enseignées, on doit pouvoir apprendre aux jeunes que l’histoire de la technologie est aussi une histoire de femmes ». Selon la coordinatrice, le monde de la tech s’est masculinisé dans les années 80 et le marketing, dominé par les hommes, a gommé l’histoire de ces femmes. La meilleure preuve ? « Les modèles, ce sont les Steve Jobs, les Mark Zuckerberg. Qui sont les femmes ? »

Un manque de modèles féminins inspirants

Cette question, Women in Tech a voulu y répondre dans une enquête au sein de son réseau. Le résultat ? Marie Curie est citée comme première rôle-modèle par 30% des répondantes, devant She-ryl Sandberg (CEO Facebook) et Dominique Leroy (CEO Proximus). Qu’une femme née au XIXe siècle soit citée en premier est assez interpellant. « Ce que nous souhaitons, c’est de promouvoir des mo-dèles existants. Des femmes que l’on peut croiser dans le tram », ajoute-t-elle. « Nous avons ainsi créé des vidéos, partagées sur les réseaux sociaux, d’entrepreneurs tech bruxelloises et prouver que la tech est à ouverte à tous, aux femmes et aux hommes ». Dans l’inconscient collectif, les femmes se-raient ainsi encore souvent prédestinées à être mères de famille et sacrifier leur carrière, à un mo-ment ou un autre.

Rééquilibrer le monde de demain

Promouvoir la place des femmes ne veut pas forcément dire abattre celle des hommes. « Nous avons un objectif de mixité, nous ne sommes pas contre les hommes », précise Loubna Azghoud. Il faut sur-tout agir maintenant, pour équilibrer l’avenir. « Sinon, nous risquons d’être dans un monde qui va nous dépasser, géré par une petite partie de la population. Tout le monde doit prendre sa part, pour pouvoir créer un monde meilleur et universel ». La coordinatrice se dit elle-même un peu utopiste. « Peut-être oui, mais je vois un monde construit ensemble, entre hommes et femmes de différentes cultures, et gommer ainsi certaines erreurs du passé ».

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