Share Now, leader mondial des voitures partagées

Share Now, leader mondial des voitures partagées

DriveNow et car2go deviennent Share Now. Pourquoi ce rapprochement ?

Tout d’abord, les constructeurs automobiles se rendent de plus en plus compte que la voiture particulière en centre-ville n’est plus une fin en soi. Les autres moyens de transport sont privilégiés et les voitures partagées gagnent en présence. Mais en termes de coûts, c’est énorme.

L’idée principale en s’associant est de les diminuer et d’être partout. Nous sommes aussi présents aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique et il faut des coûts raisonnables pour tenir. Tous les constructeurs sont confrontés à des investissements énormes dans les voitures électriques et les véhicules autonomes. Et tout le monde cherche des alliances.

En pratique, qu’est-ce qui change pour les utilisateurs de DriveNow à Bruxelles ?

Dans l’immédiat pas grand-chose puisque car2go n’est pas présent à Bruxelles. Une campagne d’affichage sur nos véhicules fera passer DriveNow progressivement vers Share Now.

Dans les villes où les deux services sont présents, toutes les voitures car2go seront affichées sur l’application DriveNow et vice-versa. Pour un client belge de DriveNow à l’étranger, il faudra encore attendre avant de pouvoir utiliser car2go. Mais on travaille dessus.


DriveNow et car2go deviennent Share Now

La future flotte Share Now à Bruxelles évoluera-t-elle ?

A terme, nous aurons une « fleet parity ». Il y aura donc 50% de BMW/Mini et 50% de Mercedes/Smart. Le choix sera donc plus diversifié pour les utilisateurs de Share Now. Les Smart seront meilleur marché tandis que les Classe A sont au même niveau de prix que les Mini.

Une flotte diversifiée, mais plus importante encore à Bruxelles ?

Je ne peux pas encore le dire. Une étude est en cours dans plusieurs villes. Et à partir de là, un plan d’investissement sur 5 ans dans une trentaine de villes sera implémenté.

Avec Cambio, Zen Car, Drivy, Ubeeqo… l’offre de voitures partagées n’est-elle pas trop importante à Bruxelles ? Est-ce qu’on ne s’y perd pas ?

Un nouvel utilisateur qui ne connait rien aux voitures partagées aura peut-être un peu de mal. Mais en se renseignant, il verra très vite les avantages du free-floating ou du service based selon ses besoins. Share Now est aussi un pilier de notre solution globale de mobilité avec ReachNow, FreeNow, ParkNow et ChargeNow.

En ville, on a besoin de vivre l’expérience et d’avoir la liberté de choisir son moyen de transport. Un utilisateur DriveNow utilise par exemple une voiture 4,5 fois par mois et nous comptons 30.000 utilisateurs à Bruxelles. A titre de comparaison, il y a en 200.000 à Vancouver pour une population de moins de 700.000.

Cela doit-il passer par l’agrandissement de la zone d’activités ?

On devra certainement agrandir notre zone d’activités à Bruxelles pour être encore plus pertinent. Il faut voir où l’activité se déplace, où les voitures sont garées, les app requests. On en voit beaucoup actuellement dans le nord-est de Bruxelles. Cela dépend des cas et il faut évidemment que la population soit dense à cet endroit. Rome ne s’est pas construite en une journée. Share Now non plus.

Sur le même sujet
Mobilité
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. «On sait que l’épidémie fait des ravages au Brésil mais dans quelle mesure le variant est en cause alors que les mesures sanitaires sont inexistantes, que les hôpitaux débordent et que la médication vient à manquer?» s’interroge Yves Van Laethem. © Reuters.

    Coronavirus: dominant en Belgique, le variant britannique fait, pour l’instant, barrage à ses rivaux

  2. belgaimage-171378034-full

    Coronavirus: les voyages hors Union européenne ne sont plus interdits

  3. La semaine du 26 avril risque d’être une semaine culturelle mouvementée...

    Culture: protestations en vue et action en justice

La chronique
  • Les parcs, ces lieux essentiels

    C’est l’envers du décor urbain, plutôt dense, souvent bruyant, parfois chaotique… Entre le quartier Nord, désert bureaucratique, et Laeken, royalement grouillante, une oasis de calme et de verdure. Rien d’un mirage, dix hectares de parc. Appellation vernaculaire : Tour et Taxis. Car c’est là qu’il démarre, sur fond de Manhattan bruxellois ; le décor, hérité de Couleur Café, donne aux larges pelouses une petite touche américaine. De l’espace, au naturel, vert teinté de sauvage. Ça joue de la bombe aérosol ou de la batte de cricket, ça fonce ou ça chipote sur deux roues, parfois trois. Ça s’agglutine un chouïa au pied de l’Obélisque des droits humains… Une entorse aux règles covid (la bière, le masque, la bulle…) qui sonne comme un hommage à la Déclaration universelle des droits de l’homme, un écho, aussi, aux propos de Françoise Tulkens, ancienne juge à la Cour européenne des droits de l’homme, qui, lorsque l’ex-ministre Céline Fremault (CDH) l’avait sollicitée comme caution de ce projet, insistait « les articles de cette Déclaration...

    Lire la suite

  • Nous ne sommes pas égales devant le virus

    J’en ai vraiment assez, mais bon, moi, je ne peux pas encore me plaindre. » Cette phrase, nous l’avons souvent entendue au cours des derniers mois, nous l’avons même prononcée. Parce que nous avions la chance de passer ce confinement avec un salaire, un jardin, un vaste appartement, pas d’enfants à la crèche ou scolarisés, pas de maladies graves.

    Le filtre du « genre »

    Aujourd’hui, l’analyse des impacts...

    Lire la suite