Oui, la bienveillance a sa place aussi en entreprise !

Oui, la bienveillance a sa place aussi en entreprise !

Qu’est-ce que la bienveillance en entreprise ? Simplement, un ensemble de valeurs destinées à rendre le travail plus agréable et porteur de sens. Quelques mots-clés y sont attachés : indulgence, transparence, respect, diversité et compassion. Ces valeurs humaines se sont, peu à peu, glissées dans l'univers de la productivité pour juguler le manque d'engagement des salariés, notamment des plus jeunes. Aujourd’hui, l’éthique s’imprime plus largement dans la société et redéfinit certaines règles du management.  

Au-delà du storytelling, une petite musique se fait entendre : tout le monde y gagne, à commencer par l’employeur. En véhiculant des valeurs positives, l'entreprise favorise l'engagement des collaborateurs. Elle produit également des effets positifs sur la santé (physique et morale) des individus. Entendez : moins d'absentéisme et de turnover.   

Un engagement sincère ?  

En tout cas indispensable selon Didier Lejeune, Directeur Général de SCC : « oui, le salaire reste un critère de choix, mais d’autres éléments sont désormais tout aussi importants. Comme des notions plus sociétales, qui figurent parmi les attentes des candidats. Ils veulent clairement travailler dans des entreprises plus responsables et vertueuses. » 

Ce changement de ton, Christelle Dumont, coach spécialisée en dynamique participative dans les entreprises à Bruxelles, le constate, même si a priori « la bienveillance ne correspond pas à un milieu où il faut se protéger, se barricader, se prémunir ». Il ne faut pas se leurrer, le milieu professionnel continue de faire peser sur l’être humain une pression pour la performance, mais le nombre de pathologies liées au stress professionnel obligent les ressources humaines à revoir leur copie. « Les maladies comme le burn-out sont en forte croissance. Le turnover est trop important. Les boîtes doivent réagir et comprendre qu'une autre façon de vivre en entreprise pourrait engendrer des résultats bien plus bénéfiques. » Pour elle, c'est le manque de reconnaissance qui est en cause : « c'est pourtant le carburant de l’individu »

Les mentalités évoluent 

Didier Lejeune constate des évolutions majeures, avec la mise en place de plans où « les dimensions de respect, de condition de travail et de bien-être des collaborateurs sont des composantes-clés. Cela a fait évoluer les mentalités. » Un mécanisme qui crée de nouveaux réflexes au sein des ressources humaines.   

Cette mécanique vertueuse est devenue essentielle, confirme Christelle Dumont : « je vois fleurir de nouvelles façons de diriger des équipes par la dynamique participative. Où l’intelligence collective fait appel aux valeurs humaines du groupe. » Exemples : du sport, des massages, de la méditation de pleine conscience et des programmes créatifs ou récréatifs. L'organiser requiert un chef d'orchestre. C'est le rôle du happiness manager, « dont la fonction principale est d'assurer le bien-être des individus » (le bonheur étant une notion beaucoup plus associé à l'univers américain). 

En interne et à l'extérieur 

Une conception complémentaire à la bienveillance passe désormais par des actions concrètes pour des causes, sous les yeux du monde extérieur. « Par exemple, des actions de soutien à des causes humanitaires », cite Didier Lejeune. Des éléments qui, rassemblés, vont contribuer à renforcer le sentiment d’appartenance et d'identification à l’entreprise, donc vont devenir porteurs de liens. Tout bon pour la marque employeur et pour le moral des troupes. « Un personnel épanoui sera plus créatif, offrira plus de productivité, aura moins envie de quitter son entreprise », conclut Christelle Dumont.   

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