C’est terminé, je démissionne ! Vraiment ?

C’est terminé, je démissionne ! Vraiment ?

Chaque jour de la semaine est un calvaire ? Votre motivation baisse à vue d’œil ? Vous allez au bureau avec des pieds de plombs ? Bref, vous déprimez et ça ne passe pas, alors pourquoi rester ? Une question légitime, mais méfiez-vous des réponses toutes faites.

Sans tabou ni précipitation

« Sortir de sa zone de confort » est devenu un impératif. L’injonction qui nous invite à « renverser la table » a fait du chemin, mais attention à ne pas se tromper de combat. La « zone de confort » n’est pas toujours un enfer et toute activité professionnelle possède un revers de la médaille. L’essentiel est de savoir ce que l’on veut et de se donner les moyens d’y arriver… Trouvez votre équilibre, sans culpabilité.

Pour certains, cela peut sembler naturel, mais pour d’autres, rompre son contrat s’apparente à une déchirure. Une étape douloureuse et stressante, mais qui peut déboucher sur une renaissance. Vous pensez à claquer la porte, alors le moment est venu de prendre du recul pour analyser la situation.

D’où vient l’envie de départ ?

Rassurez-vous, la plupart des gens traversent ce genre de questionnements. L’important est de dresser un tableau sincère de la situation, sans se voiler la face, tout en évitant d’y mêler vos soucis personnels. Des mots concrets sur votre malaise. Quels sont ces facteurs objectifs qui vous pèsent : le contexte général de l’entreprise ou son changement de stratégie ? Les relations avec vos collègues ? Vos missions actuelles ou l’impression de stagner ? Le manque de possibilités de promotion ? Est-ce votre package salarial ou encore les conditions de travail ? Un open space devenu insupportable ? L’absence du télétravail ? Rencontrez-vous des difficultés à concilier vie privée et professionnelle ? C’est peut-être votre boss : il n’est jamais là ou alors le contact ne passe pas ? Ne serait-ce pas la question du « sens » : vous ne vous identifiez plus au travail effectué ?

La situation peut-elle s’améliorer ?

Si vous ne voyez toujours pas clair, n’hésitez pas à en parler. Idéalement en dehors du cadre professionnel : à un coach ou à une personne de votre entourage, capable d’échanger en toute franchise. Le dialogue permet d’apporter un éclairage différent… Prenez aussi le soin de faire la part des choses, entre le boulot de vos « rêves » et la « réalité ». Après réflexion, vous avez mis le doigt sur l’origine précise de votre démotivation : « vous vous ennuyez au quotidien et n’avez aucune perspective de changement ». Qu’avez-vous entrepris pour remédier à cette situation ? Certains problèmes peuvent être résolus, par exemple, en ouvrant le dialogue avec votre manager. La solution réside peut-être dans une opportunité en interne, des adaptations de votre travail ou de vos conditions actuelles, etc. Une façon de vous donner un second souffle et de vous remettre en selle. Évidemment, cela ne suffit pas toujours…

Quitter... mais pour quoi (et comment) ?

Des remords valent mieux que des regrets, alors vous décidez de partir. Avant le grand saut, soignez votre sortie : les aspects pratiques (durée du préavis, etc.), mais aussi la dimension humaine. Expliquez votre choix en toute franchise, sans vous justifier outre mesure. Évitez également le grand déballage, même à vos meilleurs collègues, cela pourrait vous jouer des tours… Enfin, pensez à dire au revoir. Et après ? Quel que soit votre plan… ayez un plan, aussi « risqué » soit-il ! Les suites à donner à votre carrière professionnelle peuvent être multiples : un autre emploi, une reconversion, l’entrepreneuriat, une formation, un départ à l’étranger ou encore un voyage au long cours.


Jordane, Osez Briller - Comment quitter son job sans culpabiliser

Le retour de l’enfant prodigue ?

Et si l’herbe n’était finalement pas plus verte ailleurs ? Cela arrive, mais il faut parfois l’expérimenter pour le croire. Après quelques mois, vous songez à un come-back dans vos précédentes fonctions. Pourquoi pas, à condition d’être parti en bons termes (ce qui est toujours une bonne idée). Mais le phénomène « boomerang » n’a pas que des avantages : s’en aller comme un prince ne signifie pas forcément rentrer comme un roi. Gare aux effets indésirables d’un passé encore trop présent, au risque de vous enfermer dans les mêmes conditions qui vous ont fait partir.

 

Retrouvez-nous sur la page Facebook de Génération Le Soir

Sur le même sujet
HR
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. PHOTONEWS_10891621-028

  2. «
Après quelques jours comme ministre de la Santé
», raconte un proche collaborateur, «
il avait déjà lu tous les rapports et le site corona de A à Z, nous demandant d’y modifier deux phrases qui n’étaient pas compréhensibles pour les gens
!
»

    Frank Vandenbroucke, le professeur a toujours raison

  3. PHOTONEWS_10889135-097

    Georges-Louis Bouchez: «Comment pouvons-nous accepter des mesures à ce point différentes entre les 3 régions?»

La chronique
  • La chronique de Carta Academica: «Justice et collaboration, ou la seconde utilité du bandeau de la Justice»

    Depuis la fin du siècle dernier, divers projets de loi ont tenté d’introduire un « droit des repentis » en Belgique. Toutes ces initiatives se sont heurtées à de multiples résistances jusqu’à une loi du 22 juillet 2018. Depuis lors, le ministère public peut proposer à un infracteur de dénoncer des infractions pour voir sa peine réduite, voire exemptée. Un tel mécanisme de collaboration en justice axé sur la dénonciation met au cœur de la justice pénale la trahison et le marchandage, tout comme il questionne divers principes juridiques fondamentaux comme le droit au silence, la fiabilité des preuves ou l’égalité devant la loi. Un détour par les travaux préparatoires de la loi montre que le retour à l’avant-plan du terrorisme sur la scène publique a contribué à dépasser les résistances que soulevait le principe de ce droit des repentis. Comme souvent en matière pénale, une situation de « crise » a joué un rôle d’accélérateur...

    Lire la suite

  • Mais bon sang, c’est quoi ce pays!

    On devrait dire : « Chapeau, vous avez enfin compris la gravité de la situation. » Alors que la Wallonie est au top des régions les plus dangereuses d’Europe, que les chiffres de contaminations à Bruxelles continuent à exploser, que les experts tirent à boulets rouges sur la faiblesse des mesures prises, que le système hospitalier est en train de craquer et que les Belges succombent sous le coup du virus, il fallait évidemment passer à ce reconfinement partiel, annoncé vendredi soir par le ministre-président wallon Elio Di...

    Lire la suite