Toujours connectés au boulot grâce à Whatsapp

Edition numérique des abonnés

Whatsapp au boulot ? « C’est la possibilité de partager directement des informations avec ses équipes et d’avoir des nouvelles de la société au niveau belge et européen », assure Julien Boulle, Account Manager chez Edgar & Cooper. Pour Jasmina Dekrem, chef coq dans un espace de coworking « c’est idéal dans une entreprise avec peu de hiérarchie comme la nôtre. Cela permet presque de créer un lien familial avec ses collègues ». Il n’est pas très compliqué de trouver des avis positifs sur l’utilisation de la célèbre messagerie mobile instantanée.

Dans les faits pourtant, l’utilisation des médias sociaux dans un milieu professionnel n’est pas toujours autant appréciée. Le Moodmeter, une enquête de communication interne auprès de 1.000 personnes travaillant en Belgique dans des entreprises de 250 personnes au moins, révèle que les canaux de médias sociaux internes mis en place par une entreprise ont du mal à convaincre, surtout les moins de 34 ans. « Cela a peu de succès quand c’est la société qui le décide. Pourquoi ? Il y a des problèmes liés au contenu, au contrôle de l’information. L’employé se sent moins libre de s’exprimer », explique Katja Werbrouck, cofondatrice de Moodfactory.

« Quand cela fonctionne, c’est parce qu’une équipe décide de l’utiliser, de sa propre initiative, surtout si la société ne propose pas de solution à la base. On décide qui est dans le groupe, qui ne l’est pas. On en crée plusieurs aussi selon les affinités, les envies, les objectifs ». Une autre enquête effectuée dans une grande société belge de services révèle ainsi que 35% des employés utilisaient des réseaux sociaux publics, et 80% d’entre eux Whatsapp et 40% Messenger.

Une communication immédiate...mais constante

Whatsapp permet ainsi de connecter les collègues, les managers, de partager de l’information à tout moment. « C’est l’outil le plus performant à ce niveau-là en termes d’immédiateté. La communication est synchronisée, le délai est parfois infime entre une communication et une réponse. On est toujours dans la poche des gens, on les atteint où qu’ils soient », poursuit Katja Werbrouck. Et c’est là que se pose le problème aussi.

« Cela peut créer un stress. Le phénomène de ‘fear of missing out’, la peur de rater quelque chose. On est aussi tout le temps dérangé et on ne peut jamais se concentrer sur une tâche ». On est aussi dans le court-terme avec des instructions données à la va-vite par message écrit ou vocal voire du contrôle à distance. Whatsapp au boulot, une plaie pour les employés ? « Tant que la liberté de chacun est respectée. Quand c’est ma décision, c’est chouette et enrichissant. Quand c’est obligé par le management via le téléphone professionnel, c’est autre chose. À bonne dose et avec du respect alors. Mais c’est plus une question de leadership et de gestion d’équipe que d’outils dans ce cas. » conclut Katja Werbrouck.

Sur le même sujet
Organisation
 
À la Une du Soir.be
  • PHOTONEWS_10747870-003
    Standard

    Le Standard a besoin d’argent frais

  • Photo prétexte.
    Europe

    Espagne: huit migrants, dont un enfant, retrouvés morts sur la côte andalouse

  • image,2004-08-12,d-20040716-WH78ZA_high
    Société

    Droit pénal sexuel: ce qui changera dès mars prochain

 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. USA UN GENERAL ASSEMBLY

    Joe Biden: «Nous montrerons notre force mais nous ne cherchons pas une nouvelle guerre froide»

  2. Pour Manu Disabato, «le président du MR doit laisser avancer ceux qui gouvernent vraiment».

    Manu Disabato (Ecolo): «Le MR doit faire preuve de clarté sur le pass sanitaire en Wallonie»

  3. image,2004-08-12,d-20040716-WH78ZA_high

    Droit pénal sexuel: ce qui changera dès mars prochain

La chronique
  • La chronique «Comme on nous parle»: il n’était pas une fois

    C’est une fille qui parle anglais sur internet. Tapez son nom, vous verrez : Shauna Dewit. Elle a 22 ans, elle est belge, francophone, elle vit à Hal et étudie à Bruxelles dans une grande école de cinéma, en néerlandais. Elle est trilingue, peut-être même plus, on ne sait pas, on ne l’a jamais rencontrée. On lui a écrit sur TikTok (1,2 million d’abonnés) et sur Instagram (369.000), elle n’a jamais répondu. Les messages ont dû se noyer dans la masse.

    La masse, ce sont principalement des hommes, très amoureux. Ils la trouvent jolie, oui, avec sa jeunesse, ses longs cheveux ondulés, ses yeux verts en amandes, ses fossettes, ses grandes dents blanches, ses taches de rousseur, ses petites grimaces trop mignonnes… Mais ce qui les rend dingues, littéralement dingues, dingues à crever, dingues à se fracasser la tête contre l’écran de leur smartphone, c’est son accent.

    Paraît qu’un francophone qui parle anglais, y a rien de plus sexy. Vos ami·e·s british vous l’ont sûrement déjà dit. Mais Shauna ! Shauna ! Shauna, son accent, c’est...

    Lire la suite

  • La grande gayole du covid wallon

    A quelques encablures de la phase du « chacun décide pour lui-même », c’est déjà l’opacité qui règne. En Wallonie du moins, car à ce stade, on a l’impression qu’il y a désormais trente-six niveaux de prises de décisions qui se penchent sur la manière de combattre la reprise du covid dans le sud du pays, et plus grand monde qui sache à quel saint se vouer.

    C’est sans doute un brin exagéré mais ce lundi il y avait à tout le moins de l’énervement dans l’air, tant le « qu’est-ce qu’on fait...

    Lire la suite