Quand l'entreprise cède aux sirènes des réseaux sociaux

Edition numérique des abonnés

Une nouvelle tendance a fait son apparition dans les grandes boîtes :  les RSE, pour réseaux sociaux d'entreprise. En voici quelques-uns plébiscités par les plus grands employeurs de Belgique. 

Yammer 

C’est un peu le Facebook d’entreprise. Vous pouvez poster des photos, des gifs, des messages, créer des sondages, des événements… et vous avez accès aux statistiques de l’utilisation du réseau.  

C’est le réseau choisi par Brussels Airlines « pour stimuler le dialogue et donner la possibilité aux employés de poster et de réagir », d’après Ilse Verhelst, sa chargée de la communication interne. Yammer permet aussi à l’employeur de « communiquer vite et de manière assez informelle, de montrer le côté « humain » de l’entreprise. Les employés ont ainsi la possibilité de communiquer rapidement avec le management »

Speakap 

Assez similaire à Yammer, cette plateforme permet d’informer les employés via des notifications, de partager des dossiers, d’envoyer des messages à une personne ou à un groupe. Chaque personne a également un profil composé, d’une part, de son fil d’actualité et, d’autre part, de ses informations professionnelles (coordonnées, fonction dans l’entreprise…). 

« Cet outil nous permet d’atteindre et de connecter tout le monde, y compris les centaines d’étudiants qui travaillent pour Kinepolis. Speakap a été développé spécifiquement pour des sociétés ‘retail’ réparties sur plusieurs sites différents et avec un grand nombre d’employés qui n’ont pas accès à un ordinateur. 70% de nos employés ne sont pas des employés de bureau », explique Anneleen Van Troos, Corporate Communication Manager chez Kinepolis.  

Jive 

Cet intranet collaboratif permet aux utilisateurs de publier des news professionnelles, de créer et partager des événements, de discuter et poser des questions aux collègues. 

« Jive permet de connecter tous les employés, y compris les techniciens de terrain et les opérateurs, à ce qui se passe dans l'entreprise. Via leurs appareils mobiles, ils peuvent lire, commenter, créer et partager, insiste Haroun Fenaux, Communication Manager chez Proximus. Par exemple, un technicien en intervention chez un client peut poser une question et recevoir de l’aide de ses pairs. »  

Slack 

Slack est une plateforme de communication, elle aussi collaborative, accessible sur ordinateur et sur smartphone. Chaque entreprise peut créer un groupe privé et y inviter tout ou partie de ses employés. Les conversations sont organisées par “chaînes”. A chaque chaîne, son sujet, les collègues peuvant communiquer, s’envoyer des photos, des vidéos, s’appeler en audio et en face cam.  

Une trentaine d’employés de la STIB utilise cet outil au sein des services de communication et de customer care. Guy Sablon, Social Media Coordinator au sein de l’entreprise, trouve Slack « très facile à utiliser. Il faut juste veiller à ce que ça ne parte pas dans tous les sens. Il faut bien structurer les échanges, en fixant les thématiques et les objectifs de chaque chaîne. C’est instantané. On partage des photos, des vidéos… C’est beaucoup plus efficace pour nous que de prendre le téléphone et d’expliquer ce que l’on voit. C’est un truc en plus. Ça n’exclut pas du tout qu’on s’appelle ou que l’on se voie mais pour la grande majorité de nos communications, Slack suffit amplement. » 

Sur le même sujet
Organisation
 
 
À la Une du Soir.be

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les trois têtes de liste ont été choisies à contrecœur, par défaut ou pour des questions d’ambition personnelle.

    Elections allemandes: pourquoi Merkel pourrait rester chancelière jusqu’à Noël

  2. Captures d’écran des chaînes Telegram de propagande. «Le Soir» a volontairement effacé les noms de chaîne et hashtags présents sur ces images.

    Sur les chaînes Telegram de Daesh, les appels répétés à «libérer les sœurs»

  3. Alexandria Ocasio-Cortez a dû avaler des couleuvres pour ne pas torpiller son avenir politique.

    Les Démocrates américains se déchirent autour d’Israël

La chronique
  • «La casa de Babel», la chronique européenne du «Soir»: une certaine conception de la communication non violente

    C’est le moment de l’année où le discours européen, généralement austère et technique, est le plus lisible : le discours sur l’état de l’Union. Il y a quelques jours, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, y a fixé les orientations politiques de l’année à venir. On ne parle pas encore d’une rediffusion sur écrans géants dans tous les cafés du continent, mais c’est une allocution plutôt suivie au niveau national. Et pourtant, quand on regarde comment ses mots ont été interprétés dans chaque pays, il saute aux yeux que les Européens n’étaient pas tous dans la même pièce pour l’écouter.

    Une couverture médiatique, une ambiance

    La Commission scrute avec attention ce qui se dit dans la presse des 27 via une revue de presse très exhaustive. On y constate que quand la présidente exprime de l’inquiétude pour une possible « pandémie des non-vaccinés », les Bulgares se sentent personnellement visés...

    Lire la suite

  • Allemagne: tout change pour que rien ne change?

    Une chancelière toute-puissante qui tire sa révérence après 16 ans d’une popularité unique, la dirigeante d’une des économies les plus fortes du monde et de la première puissance d’Europe qui quitte la scène : ce devrait être un coup de tonnerre et, au minimum, un énorme « stress test » dans le ciel allemand et donc européen.

    Et pourtant il y a une forte probabilité que rien ne change radicalement...

    Lire la suite