Vidéo - Les hackathons, pas que pour les geeks !

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Loin de maîtriser l’art du coding, Annick De Geyter n’avait pas du tout le profil d’une « hackeuse » armée pour résoudre les grandes problématiques de notre temps. Et pourtant, quand on lui a proposé de participer à Hack Belgium en 2018, la graphiste n’a pas hésité longtemps. Un petit hackathon « d’entraînement » en province a suffi à la convaincre de se jeter dans le grand bain. « J'ai fait un petit brainstorming. Ils ont posé une question et je n'en pouvais plus ! J'étais prise dedans », se souvient-elle avec enthousiasme.

Portrait d’Annick de Geyter

Réfléchir ensemble

À Hack Belgium, les participants (plus de 600 cette année) ont accès à une douzaine de workshops animés par des experts. Chaque fois, le principe est le même : une question liée à l’environnement, la mobilité ou une problématique sociale est posée. Par exemple, comment réduire la quantité de déchets plastiques présents dans les océans.

« Ça, c'est une question qui est posée et ensuite, par petits groupes, on fait des brainstormings et on essaie de trouver une solution innovante et qui va peut-être éventuellement déboucher sur une start-up. » Pas besoin d’être spécialiste, l’idée n’est pas de mettre cette solution en œuvre, juste de la penser.

Une idée qui peut donner naissance à une start-up

C’est ce qui s’est passé pour la jeune trentenaire. Enfin presque. Sur place, Annick se lie d’amitié avec plusieurs autres participants et élabore un projet de jeune pousse dans l’économie circulaire. Malheureusement, les moyens de suivent pas – « chacun doit bien gagner sa croûte », comme elle dit – et le projet est mis en stand-by.

Mais, de son point de vue, l’expérience est loin d’être un échec : « je suis déjà créative, ça c'est une chose. Mais ici, j'ai rencontré des gens qui étaient créatifs aussi et qui avaient la même ouverture d'esprit. Et donc ici, je me suis rendue compte que tout était possible. »

Une nouvelle corde à son arc

D’ailleurs, si sa start-up n’a pas (encore ?) vu le jour, la carrière d’Annick n’en a pas moins pris une nouvelle tournure. Et ce, grâce à son pitch à la fin du hackathon. « Au lieu de faire un power point classique, j'ai tout fait en dessin, plus présentation physique et vocale. Donc des gens sont venus vers moi et m'ont dit ça j'ai besoin, je veux ! »

Quelques cartes de visite échangées plus tard, l’artiste a su saisir l’opportunité : elle est devenue facilitatrice graphique. Et cette année, elle est revenue à Hack Belgium... en tant qu'experte. La boucle est bouclée !

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