Un week-end pour faire de son idée une startup !

Un week-end pour faire de son idée une startup !

Difficile de lancer sa startup aujourd’hui sans s’intéresser à la question des données. C’est pour cette raison que le Techstars Startup Weekend en a fait son cheval de bataille il y a quelques jours. Concrètement, comme lors des éditions précédentes, tout porteur de projet pouvait venir présenter son idée d’application, sept d’entre elles – les meilleures – ayant donné lieu à la constitution d’équipes de travail. L’objectif ? Se rencontrer, apprendre, échanger, prototyper et, bien sûr, pitcher pour espérer remporter la compétition et, pourquoi pas, séduire des partenaires ou des investisseurs. 

L’éthique à tout prix 

Souvent associé à des pratiques peu reluisantes et de nombreuses dérives, le big data fait peur. Pourtant, la collecte de données peut servir l’intérêt collectif. C’était d’ailleurs le mot d’ordre du week-end. « On attendait que les participants réfléchissent à comment apporter, avec une application et beaucoup de données, de la valeur pour la société tout en étant éthiquement responsables. Dans le big data, le concept du consentement explicite d’une personne est central pour garantir le succès d’une application », insiste Toon Vanagt, Managing Partner du Betacowork, co-organisateur de l’événement avec l’ICAB, la Région bruxelloise et le 1819. 

Autre point important : se montrer le plus concret possible. Le Techstars Startup Weekend n’a pas vocation à philosopher mais bien à trouver des solutions d’après Ivanel Pérez Bolivar. Design strategist et coach, il faisait partie des mentors venus encadrer les porteurs de projets. « La technologie est un outil puissant, un outil qui renforce nos connaissances et élargit notre manière d’agir. Sans résoudre un problème réel, la technologie peut devenir un élément faible de la solution. C’est ce qui se passe avec le big data. Vous pouvez collecter une quantité énorme de données, mais si vous ne planifiez pas quelles données collecter, pourquoi et comment les utiliser pour résoudre un problème concret ou améliorer une situation, vous risquez de mal gérer vos efforts pour construire une solution efficace. »  

Une dizaine de candidats 

C’est le défi qu’ont su relever Céline Naveau et Kevin Coppens avec Semactic, leur idée d’outil de gestion de projet SEO (optimisation pour les moteurs de recherche). Les deux porteurs de projet proposent à quiconque de reprendre le contrôle sur sa visibilité online. « Il existe déjà beaucoup d'outils sur le marché, reconnaît la jeune femme. Mais, dans notre agence, on est confronté au quotidien à des clients qui ne s'y retrouvent pas et ne savent pas comment gérer leur projet SEO, qui ne voient pas l'impact que ça peut avoir, qui ont une foule de recommandations mais qui ne savent pas comment les appliquer, etc. On avait vraiment envie de simplifier tout ça et d'avoir un outil qui soit vraiment orienté vers la gestion de projet SEO, qui donne des recommandations simples et actionnables, et qui permette de suivre l'impact de ces recommandations. » 

Cette idée, les deux collègues de travail la mûrissaient depuis des semaines, le soir, autour d’une bière. Pourtant, rien ne disait qu’elle serait retenue lors de ce Startup Weekend. « On espérait évidemment qu'elle le soit, mais on savait qu'elle pouvait ne pas l'être, précise Céline Naveau. Il n’empêche, ça nous intéressait de nous confronter au travail de groupe, à l'avis des mentors, au fait de pitcher aussi. » 

Et le gagnant est... 

Au final, c’est un succès. Les deux acolytes ont empoché le premier prix : 3 mois d'accès à un espace de coworking, de la consultance, et toute une série de réductions sur des formations. « Mais c'est surtout l'impulsion qui est intéressante, insiste Kevin Coppens. Ce type d'événement pousse vraiment à l'entrepreneuriat. Ça nous a vraiment permis de concrétiser le projet. » 

Grâce au feedback des autres participants et des mentors, Céline et Kevin savent maintenant comment communiquer sur leur produit et à quel prix ils peuvent espérer le vendre. Ils sont aussi repartis avec tout un tas de contacts et... trois clients potentiels. Y a plus qu’à ! 

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