La transition numérique, c’est aussi pour les médecins !

La transition numérique, c’est aussi pour les médecins !

Automatiser un maximum de tâches administratives, c’est l’objectif des logiciels mis au point par Sylho. La startup bruxelloise entend ainsi permettre aux médecins et spécialistes de se concentrer davantage sur leur cœur de métier... la pratique médicale!  

Un secteur porteur 

Il n’y a pas de hasard. C’est dans l’esprit d’un fils de chirurgien qu’a germé le projet en 2017. A partir d’un constat, simple mais alarmant : un praticien consacre au moins 30% de son temps aux tâches administratives. Un comble pour une profession par essence profondément humaine. L’idée est donc de confier un maximum de ces tâches à des algorithmes.  

Deux offres : premièrement, la gestion des dossiers patients, notamment pour ce qui concerne les instants pré- et post-opératoires ; deuxièmement, la prise de rendez-vous en ligne via une plateforme collaborative. De quoi combler un vide d’après François Weiss, CEO et fondateur de la startup : « la mise en œuvre du plan e-santé se concentre principalement sur les patients aux dépens des médecins, moins bien lotis. Aujourd’hui, ce symptôme se manifeste par le burn-out d’une profession notamment délaissée dans sa mutation numérique. »  

Une volonté d’expansion 

Aujourd’hui, Sylho accompagne surtout les chirurgiens plastiques francophones dans leur transformation digitale. Mais l’équipe bruxelloise n’entend pas en rester là, elle compte atteindre l’ensemble du corps médical. C’est pour financer ce développement technologique et commercial, qu'elle vient de lever 500.000 euros auprès d’investisseurs privés, mais aussi de la Région bruxelloise. 

L'invest finance&invest.brussels y a investi 200.000 euros. « Sylho offre une solution medtech innovante et répond aux besoins de propriété, sécurité et simplicité des praticiens et spécialistes, explique Pierre Hermant, son CEO. Soutenir une telle technologie permet par ailleurs de soutenir tout un eco-système spécifique et de booster l’économie bruxelloise. » 

Sur le même sujet
Croissance
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20210226-GLGGM4 2021-07-18 16_39_09

    Le Comité de concertation va devoir trancher la question du masque

  2. PHOTONEWS_10941911-002 - Copie

    Covid Safe Ticket: la vie privée sous tension

  3. En Belgique francophone ou flamande, il n’y a guère de différence entre maternel, primaire et secondaire inférieur, contrairement aux autres pays développés.

    Salaire, charge de travail... face aux autres pays développés, nos enseignants ne sont pas si mal lotis

La chronique
  • La chronique «Enjeux»: l’Afghanistan, le cimetière de l’information

    En 2002, l’Afghanistan était 104e au classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières. En 2021, il avait dégringolé à la 122e place. Et pourtant, au cours de ces vingt années de présence militaire internationale, le secteur des médias était, avec la scolarisation des filles, l’un des rares succès dont pouvaient se targuer ceux qui ambitionnaient de créer une société plus moderne et plus libre.

    Le paradoxe n’est qu’apparent. La chute au palmarès de RSF s’explique non seulement par la montée en puissance des Talibans au fil de leur longue marche vers Kaboul, émaillée de violences, mais aussi par le cynisme de gouvernements « démocratiques » afghans peu empressés d’assurer la protection de journalistes qui enquêtaient sur leur arbitraire et leur corruption. La liberté de la presse a été le « canari dans la mine », annonçant le coup de grisou.

    Depuis la Blitzkrieg victorieuse des Talibans, des cohortes de journalistes ont quitté l’Afghanistan, de nombreux médias ont fermé, l’immense majorité des femmes...

    Lire la suite

  • Pass sanitaire, maintien du masque: le bon sens prime

    Qui écouter pour décider des mesures à prendre ou à garder pour lutter contre le covid ? Le doigt mouillé de présidents de parti et d’hommes et femmes politiques ou les chiffres des scientifiques qui suivent la situation de près ? Dix-huit mois après le début de la pandémie, on se demande comment il est possible qu’on en soit toujours à se poser cette question.

    Les experts gardent la main, les chiffres disent la...

    Lire la suite