Skyforce, la jeune pousse qui aide près de 800 PME à gérer leur sécurité informatique

Skyforce, la jeune pousse qui aide près de 800 PME à gérer leur sécurité informatique

En proposant une box qui centralise toutes les protections informatiques pour un coût raisonnable, la start-up vient combler un trou jusque-là béant.

Pas toujours simple quand on est indépendant ou patron d’une petite société de gérer efficacement la sécurité informatique de sa société. La sécurisation de ses données et de celles de ses clients est pourtant cruciale. Ces dernières années les attaques par ransomware (qui infectent, bloquent les ordinateurs avant de réclamer le paiement d’une rançon pour débloquer les données) se sont multipliées.

 

Si les grandes entreprises sont généralement bien équipées pour faire face à ce type d’attaques, c’est souvent loin d’être le cas des PME. C’est justement à ce public que s’adresse Skyforce, une jeune pousse de Waterloo active dans la sécurité informatique lancée en avril dernier pour combler ce manque. «Nous nous sommes rendu compte que la demande en cybersécurité était de plus en plus forte, explique Mathieu Lardinois, associé et directeur commercial de la start-up. Il existait des solutions pour les très grosses entreprises mais elles étaient souvent hors de prix pour les structures plus modestes».

 

La société a alors développé la Cyberbox, une machine qui filtre ce qui entre sur le réseau de l’entreprise mais aussi les requêtes qui en sortent. «Cette box agit entre le modem et le réseau informatique de la société. Elle empêche tout contact entre le réseau de l’entreprise et les sites suspects. Et la base de données de sites et de logiciels malveillants est mise à jour en permanence».

 

La box agit donc comme un «super-antivirus». Tout le réseau de box déployé est surveillé en permanence par une équipe chez nous. Si une est déconnectée trop longtemps, on prend directement contact avec le client.». Elle ne peut en revanche pas tout. «Celui qui vous dit qu’il peut empêcher n’importe quelle attaque ment, assure Christophe Henri, associé et administrateur délégué de la boîte. C’est pour cela que nos services comprennent également de l’espace de stockage sur notre cloud sécurisé. Ainsi si une attaque devait survenir, le client pourra toujours récupérer ses données les plus sensibles».

 

Bientôt une solution tout en un pour les particuliers?

 

Reste que bien souvent, les attaques informatiques reposent sur des failles bien humaines. «Avant de proposer nos services nous effectuons un audit pour rappeler aux collaborateurs de l’entreprise les consignes de sécurité de base comme ne pas télécharger de pièce jointe dont on doute de l’origine, explique Mathieu Lardinois. «Lors de ces audits, nous avons évalué la sécurité informatique de 700 clients avant qu’ils installent la box, ajoute Christophe Henri. On a constaté que 353 étaient déjà infectés. C’est effrayant et cela montre bien l’importance de prendre très au sérieux la sécurité.

 

Le coût mensuel de tous ces services (Cloud, Cyberbox, Helpdesk et monitoring en temps réel), s’élève à 179 euros par mois. Mais l’entreprise propose une ristourne de 50 euros à ses 1.500 premiers clients.

 

Un chiffre qui pourrait être rapidement atteint puisque l’entreprise, qui emploie une quarantaine de personnes, devrait avoir fourni sa solution de sécurité centralisée à 800 clients d’ici la fin de l’année. Et elle ne risque pas de s’arrêter en si bon chemin puisqu’elle réfléchit à l’opportunité d’investir de nouveaux marchés. «A l’heure actuelle, nous sommes en train de réfléchir au développement des solutions pour les particuliers soucieux de protéger leurs données personnelles ou de se prémunir contre d’éventuelles attaques. Bien sûr, il faudra adapter le prix pour le rendre intéressant sur ce marché mais il y a probablement une demande ici aussi».

 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La police contrôle les automobilistes sur l’avenue Franklin-Roosevelt à Bruxelles, samedi 28 mars.

    La police bruxelloise a déjà dressé plus de 5.600 P-V administratifs liés aux règles du confinement

  2. Lorsque le patient peine à se souvenir de ses allées et venues, le traceur de contacts lui fait relater par le menu sa routine durant une semaine normale.

    Coronavirus: les traceurs de contacts qui enrayent la progression de la pandémie

  3. Alexandre Ghuysen, urgentiste.

    «J’ai vu une infirmière qui avait le nez à moitié scié par son masque»

La chronique
  • Couvrez ces corps que je ne saurais voir

    Pékin a-t-il sciemment minimisé les effets du Covid-19 sur son territoire ? La rumeur enfle dans les pays occidentaux, singulièrement depuis la diffusion de photos montrant de longues files d’habitants de Wuhan attendant de pouvoir récupérer l’urne funéraire d’un proche décédé. Officiellement, on ne dénombra que 2.500 victimes dans cette ville aussi peuplée que toute la Belgique, qui fut l’épicentre de l’épidémie…

    Dans un premier temps, l’Organisation mondiale de la santé avait salué l’attitude ouverte et volontariste de la Chine, qui tranchait avec la manière dont, en 2003, le pouvoir avait répondu à la crise du Sras, une pneumonie aiguë causée par un autre coronavirus. Le 1er janvier 2020, dans un réflexe atavique, les autorités avaient pourtant commencé par incarcérer le premier lanceur d’alerte de la pandémie, le médecin Li Wenliang – qui a finalement succombé à la maladie…

    Le régime communiste traîne une longue tradition de manque de transparence dans la gestion des catastrophes sanitaires qui se sont déclenchées sur son territoire – et...

    Lire la suite

  • Coronavirus: la conversion des «imbéciles»

    La Conjuration des imbéciles » – « A Confederacy of Dunces » – est un roman de John Kennedy Toole. Epuisé par l’impossibilité de faire publier son livre, l’écrivain se suicide en 1969, à 31 ans. Mais le roman, finalement publié, connaît un immense succès : il sera couronné par le prix Pulitzer et salué comme un des plus grands classiques de la littérature humoristique américaine.

    Le titre est une référence à une citation de l’écrivain Jonathan Swift, mise en épigraphe...

    Lire la suite