La semaine de quatre jours, bénéfique pour les employés... et les entreprises ?

La semaine de quatre jours, bénéfique pour les employés... et les entreprises ?

Qui n’a jamais rêvé de diminuer son temps de travail afin d’avoir une journée de libre supplémentaire par semaine? Aujourd’hui, 43,5 % des femmes salariées et 11 % des hommes travaillent à temps partiel, selon les chiffres de Statbel, qui précise que la raison est familiale dans la majorité des cas. Mais s’occuper des enfants n’est plus le seul argument pour passer à 4/5ème. Prendre du temps pour soi est devenu un souhait pour beaucoup de travailleurs.

Si la semaine de quatre jours sans réduction de salaire n’est pas encore d’actualité dans nos contrées, l’idée fait tout de même son petit bonhomme de chemin… et revient régulièrement sur le devant de la scène politique. La commune bruxelloise de Saint-Josse-Ten-Noode a d’ailleurs choisi de sauter le pas: depuis le passage à 2020, elle propose désormais ce régime à tous les employés communaux de plus de 55 ans. Un cadeau pour les salariés, qui est plutôt rare. Généralement, demander un 4/5ème est bien souvent synonyme de perte de salaire.

Travailler moins et mieux

Pourtant, réduire son temps de travail ne serait pas seulement bénéfique pour l’employé. Bien au contraire. Selon plusieurs études, dont celle de l'Université de Warwick, au Royaume-Uni, plus un salarié est heureux dans son boulot, plus il est productif. L'équipe de chercheurs britannique a ainsi déterminé que le fait d'être épanoui augmentait la productivité de près de 12 %.

Une observation qui se vérifie sur le terrain. Notamment dans l’entreprise néo-zélandaise Perpetual Guardian, une des premières dans le monde à avoir adopté la semaine de quatre jours pour l’ensemble des employés, sans réduction de salaire. Le niveau de stress y a baissé, contrairement à la productivité qui est affichée en hausse. Les études montrent également que les salariés travaillant à temps partiel sont en moyenne moins absents pour maladie que leurs collègues présents cinq jours par semaine.

Attention cependant à ne pas s’imposer la même charge de travail à temps partiel qu’à temps plein. Travailler moins peut d’ailleurs être l’occasion de se concentrer sur les tâches essentielles, tout en se débarrassant de celles superflues. Une façon de réévaluer ses priorités et de travailler plus intelligemment, en somme.

Meilleur pour la santé physique et morale des salariés, positif pour la productivité… : en attendant un passage collectif à la semaine de quatre jours (qui sait?), le 4/5ème présente de nombreux avantages. Et si votre patron ne se laisse toujours pas convaincre, il reste la solution du 9/10ème (une demi-journée off par semaine) !

 
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