Etudiant et travailleur indépendant ? C'est possible et ça marche !

Etudiant et travailleur indépendant ? C'est possible et ça marche !

Le statut d'étudiant-entrepreneur a vu le jour en janvier 2017 et il séduit davantage d'étudiants chaque année. Avec un régime de cotisation ultra avantageux, le concept chatouille l'esprit d'entreprise des plus motivés. En chiffres, les étudiants-indépendants qui affichent un bénéfice inférieur à 13.550,50€ par an ne paient que très peu de cotisations, voire en sont carrément exonérés s'ils leurs revenus se limitent à la moitié de cette somme, déduction faite des frais professionnels.

De quoi éveiller les ambitions de ceux qui sont prêts à franchir le cap, et ils sont de plus en plus nombreux, à un âge moyen de 23 ans et demi. Dans les services RH de Liantis notamment, ils sont 44% plus nombreux aujourd'hui qu'ils ne l'étaient il y a deux ans et demi.

Se préparer à conquérir le nouveau monde du travail

A l'heure actuelle, les formules de travail temporaire séduisent de plus en plus les entreprises. Le quasi monopole des contrats qui lient l'employeur et l'employé pour une longue durée commencent doucement, mais sûrement, à appartenir au passé, pour laisser place à un nombre croissant de formules de contracting, c'est-à-dire de contrats à la mission, au projet.

Si les Millenials le vivent depuis quelques années et s'adaptent, avec de nouveaux objectifs de vie et de nouvelles quêtes de sens, la génération Z qui les suit et qui s'intéresse aux nouveaux enjeux du marché du travail anticipe déjà. Dans la lignée des jeunes travailleurs, les étudiants, autrement dit donc ceux qui envahiront le marché de l'emploi de demain, ont tout à gagner à se jeter dans le bain dès que possible.

Être indépendant, freelance, intérimaire, consultant, c'est une manière de travailler qui chamboule les bases de notre système traditionnel. Il faut donc développer les bons réflexes, quelques outils, et une bonne dose d'organisation. Tout cela s'apprend et plus tôt on s'y met, mieux on abordera la vraie vie professionnelle, une fois le saint Graal du diplôme empoché.

Faire ses dents sur les bancs

Pour aborder ces nouveaux enjeux de l'emploi alors qu'ils sont toujours en formation, la plupart des étudiants-indépendants choisissent de devenir consultants (12% d'entre eux, d'après les chiffres de Liantis). Karel Van den Eynde, responsable du service d'études pour les entrepreneurs indépendants au sein du groupe de services RH, approfondit. « Souvent, les étudiants-indépendants font de la consultance sur des thèmes qui s’inscrivent dans le cadre de leurs études ou de leur pôle d’intérêt. Dans la catégorie des étudiants-indépendants qui travaillent en tant qu'instructeurs (9,7%), on constate également que de nombreux jeunes donnent des cours particuliers dans le prolongement de leurs études. »

Un investissement et une professionnalisation de la part des étudiants qui ne peut que réjouir, puisque ces jeunes sont les entrepreneurs de demain.

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. POLITICS ELECTIONS AFTERMATH KING INFORMATOR (2)

    Négociations fédérales: la crise de trop

  2. Ce lundi, le Roi a refusé la démission des deux préformateurs, Egbert Lachaert (VLD) et Conner Rousseau (SP.A). Quarante-huit heures pour sauver la Vivaldi...

    Négociations fédérales: les deux scénarios en cas d’échec de la Vivaldi

  3. Le refus d’inscription touche notamment le paramédical en raison de la difficulté d’organiser des stages pour tous.

    Enseignement supérieur: le refus d’inscription en haute école est illégal

La chronique
  • Coronavirus – «La vie devant toi», jour 61: le barbu

    Le 5 septembre, il s’est passé un truc incroyable.

    C’était la journée mondiale de la barbe. Une vraie fête de Vikings, avec des rituels sympas un peu partout dans le monde. Un match de boxe, dans le sud de l’Espagne, entre un barbu et un imberbe et dont le barbu (armé d’une pique) ressort toujours vainqueur. Ou une fête, à Dönskborg, en Suède, où les non-barbus sont bannis du village et doivent se réfugier dans la forêt voisine pendant 24 heures. Cool.

    On avait envie de leur rendre hommage, du coup, à tous ces boucs et ces barbiches, ces colliers, ces barbes de trois jours, de bûcherons et de hipsters. La Van Dyke, inspirée de celle d’Antoon van Dyck, le peintre flamand. L’impériale, popularisée par Napoléon III. La Souvorov qui nous vient d’Alexandre Vassilievitch Souvorov, militaire russe et fin stratège du XVIIIe. On l’obtient en laissant pousser les favoris et la moustache pour ne raser que le menton. C’est celle du légendaire Lemmy des Motorhead, presque...

    Lire la suite