Les Chromebooks, bonne alternative aux Macs et aux PC ?

Les Chromebooks, bonne alternative aux Macs et aux PC ?

La bataille de clochers n’a jamais vraiment cessé entre les partisans d’ordinateurs Apple et ceux qui ne jurent que par les PC tournant sous Windows. Il existe pourtant une troisième voie qui peine toujours à s’imposer sous nos latitudes: les Chromebooks. Ces ordinateurs ultraportables embarquent le système d’exploitation Chrome OS développé par Google et peuvent se targuer de prix extrêmement attractifs. Il n’est pas rare d’en trouver sous la barre des 400 euros. Ils peinent pourtant à convaincre.

«Je ne connais pas les chiffres en Belgique, mais en France, les Chromebook représentent environ 1% de parts de marché, explique Pierre Le Goupil, journaliste informatique pour le site Les Numériques. Ces ordinateurs sont bien plus populaires aux Etats-Unis, notamment dans le milieu scolaire où ils remportent un vif succès».

A leur apparition il y a une dizaine d’années, ces appareils souffraient de limitations difficiles à avaler pour le consommateur. Lorsqu'ils n’étaient pas connectés à Internet, ils devenaient tout simplement inutiles. Depuis, ils se sont heureusement beaucoup améliorés notamment sur la question de cette connexion permanente.

Montée en gamme

«2016 a été un point de bascule puisque Google a rendu compatible l’ensemble des applications du Play Store d’Android avec ces ordinateurs. Cela les a rendus bien plus polyvalents. On peut par exemple les utiliser pour de la retouche photo, ce qui était loin d’être le cas avant ça », poursuit notre interlocuteur. «D’une manière générale, la stratégie de Google est de développer le haut de gamme. De plus en plus de constructeurs proposent des Chromebooks bien plus puissant avec des prix qui tournent autour de 1.000 euros et bien plus capables que les modèles d’entrée de gamme. Globalement on a l’impression que Google veut passer la vitesse supérieure et s’imposer comme une alternative crédible dans le marché du PC.»

Malgré cette volonté de se développer sur le haut de gamme ce sont les premiers prix qui restent les plus attractifs… Pour un certain type d’usages. Si on utilise son ordi pour surfer sur Internet, regarder Netflix, des vidéos ou du traitement de texte, un ordi sous Chrome OS aux alentours de 300 euros peut s’avérer parfaitement suffisant. Mieux vaut, toutefois rester attentif à la quantité de mémoire RAM embarquée par les machines. 4 Go étant un minimum pour éviter de se retrouver avec une machine inutilisable.

Autonomie musclée

Reste que pour écrire ou regarder une vidéo dans le train, ils ont tout du compagnon idéal. D’autant plus que ces petits portables disposent bien souvent d’une autonomie plus musclée que leurs homologues. Si en revanche, on compte utiliser son ordi pour du montage vidéo ou de la retouche photo, mieux vaut se tourner vers la marque à la pomme. Si on compte jouer, une solution sous Windows est peut-être plus pertinente.

Encore que certains de ces Chromebook sont déjà compatibles avec Stadia. Le service de streaming de jeux vidéo de Google est censé tourner sur n’importe quelle machine pouvant utiliser le navigateur Chrome. Il y a donc fort à parier que, s’agissant tous les deux de produits Google, l’ensemble de ces ordinateurs soient compatibles par la suite. Et, comme tous les autres ordinateurs portables se transformer, à termes, en machine de jeu.

Sur le design, enfin, ces petites machines n’ont pas grand-chose à envier à la concurrence non plus. «Dans la gamme de prix 400/500 euros, dans les PC Windows, on trouve un peu de tout, des produits médiocres et d’autres mieux finis. Le gros point fort des Chromebooks, c’est justement leur finition. Si on regarde les produits Acer, ils sont généralement très soignés, très portables et dégagent une impression de «beaux produits» ».

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-19990529-WJK7AQ_high

    Il était une fois Ennio Morricone, le Maestro du cinéma

  2. Platja d’Aro, près de Girona.

    Retour au confinement: la Belgique sur ses gardes

  3. Dans le monde entier, les scientifiques s’activent pour trouver le moyen de guérir ou prévenir le coronavirus.

    Immunité: comment l’organisme se défend contre le coronavirus

La chronique
  • Lettre d’Europe: la pandémie s’éloigne, les questions climatiques restent

    Que la pandémie s’éloigne effectivement ou que les Européens s’habituent simplement à vivre avec elle, une chose est sûre : la lutte contre le changement climatique et ses conséquences dévastatrices sur nos vies reste notre plus grand défi.

    À Bruxelles, la Pologne va trouver sur la table des négociations le problème du CO2 car certains pays de l’Union européenne veulent que le Fonds pour une transition juste (avec, à la clé, 8 milliards d’euros pour la Pologne) soit accordé uniquement si Varsovie adhère à l’objectif européen de neutralité carbone fixé à 2050. Si, en décembre dernier, le gouvernement polonais est parvenu à retarder la décision, de nombreuses capitales européennes veulent aujourd’hui subordonner l’accord budgétaire à une décision claire de la Pologne sur la politique climatique communautaire.

    Cracovie la plus polluée

    Pourquoi, en Pologne, où près de la moitié de la...

    Lire la suite

  • Vacances, j’oublie tout? Euh non…

    À défaut de vaccin, voici donc une piqûre de rappel venue de Catalogne, mais aussi de Lombardie et de Vénétie : notre été 2020 n’est pas livré à l’insouciance mais sera en liberté surveillée. Avec plus que jamais dans les valises, outre les crèmes solaires, un indispensable sens des responsabilités pour ceux et celles qui décident de quitter leur domicile pour voyager en Belgique ou à l’étranger, mais aussi l’extrême vigilance des autorités publiques. Il faut en effet être assuré qu’un processus automatique et sans faille se déclenche...

    Lire la suite