Le travail en remote, pour bosser loin du bureau

Le travail en remote, pour bosser loin du bureau

Travailler pour une entreprise belge depuis une plage tunisienne ou un chalet suisse, beaucoup en rêve, certains le font. C’est ce qui s’appelle « travailler en remote », ou encore être un « digital nomade ». Des expressions tendances pour désigner une forme de télétravail permanent, souvent effectué loin de la maison.

Aujourd’hui, selon une étude du SPF Mobilité et transport, 17% des employés belges font du télétravail. Pour la très grande majorité d’entre eux (12%), le travail à domicile se limite à une journée par semaine, voir deux (3,6%). Le reste du temps, ils sont tenus de se rendre au bureau.

Mais certaines entreprises poussent le concept à l’extrême et sont prêtes à embaucher des collaborateurs qu’elles ne verront (presque) jamais. C’est le fameux travail en remote. L’avantage? Les salariés travaillent d’où ils veulent et organisent leur journée en fonction de leur propre rythme. Quant aux sociétés, l’investissement matériel est réduit. Certaines, même, se passent totalement de bâtiment grâce à ce mode de travail.  

Des sites spécialisés

Pour travailler en remote et donc devenir un digital nomade, deux solutions: proposer le concept à son entreprise, à condition que ses propres missions puissent s’opérer à distance, ou trouver un nouveau boulot qu’il soit possible d’effectuer depuis n’importe quel coin de la planète. En ce qui concerne la deuxième option, il existe des sites spécialisés pour rechercher ce type de travail: c’est notamment le cas de remoteok.io, qui propose des jobs dans des sociétés du monde entier.

Ce genre d’expérience n’est pas uniquement réservée aux développeurs web ou aux codeurs. S’il est bien sûr nécessaire d’avoir accès à internet, un tas de métiers peuvent s’effectuer à distance: graphiste, traducteur, community manager, comptable, rédacteur, etc.

Des avantages… et des inconvénients

Mais avant de tout laisser tomber pour se lancer dans l’aventure du travail en remote, il est important de prendre conscience des côtés moins réjouissant de l’affaire. Si le travail à distance laisse une grande liberté aux employés, il peut aussi être source d’angoisses.

En premier lieu à cause de l’isolement. Bosser depuis son canapé, le café d’à côté ou un pays étranger peut être très satisfaisant, mais aussi… ennuyant. Etre un digital nomade signifie bien souvent ne pas avoir d’interactions réelles avec ses collègues, à part en de rares occasions. Cette situation, qui peut devenir pesante, peut néanmoins être évitée en rejoignant un espace de coworking.

Autre point noir du travail en remote: les limites parfois brouillées entre vie professionnelle et vie privée. Il peut en effet être difficile, lorsqu’on organise soi-même son temps de travail, de se motiver ou au contraire de s’accorder des pauses. Il faut donc être capable de se fixer ses propres règles.

 
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