Négociations fédérales: selon Francken, la coalition Vivaldi est parfaite «pour la fin de la Belgique»

Négociations fédérales: selon Francken, la coalition Vivaldi est parfaite «pour la fin de la Belgique»

Theo Francken (N-VA) était l’invité de Thomas Gadisseux, dans Matin Première. Pour le nationaliste flamand, il s’agissait de la première interview en français depuis les élections fédérales du 26 mai dernier. L’occasion, pour lui, de revenir sur le blocage pour la formation d’un gouvernement fédéral et développer les pistes de réflexions soutenues par son parti.

Appelé à réagir au « front flamand » présenté par Bart De Wever, l’ancien secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration a reconnu (tout comme son président de parti) que le terme choisi était trop belliqueux et qu’il ne serait plus utilisé. « Parlons d’alliance ou de coopération » précise Theo Francken affirmant que cette stratégie existe également du côté francophone.

Face au blocage au niveau fédéral, Theo Francken a, sans surprise, plaidé pour le confédéralisme. « Dans notre modèle confédéral, la Belgique ne disparaît pas. Le Roi, le chocolat, la bière et les Diables rouges restent. » Ce modèle permettrait, selon lui, à chaque région de répondre aux attentes des électeurs, différentes au Nord et au Sud.

« La N-VA a pris ses responsabilités »

« C’est au Roi de trouver la solution, mais la situation n’est pas facile (…). « La N-VA a pris ses responsabilités, » assure Theo Francken qui critique « les diktats posés par le PS » qui vont, selon lui, provoquer une montée du camp indépendantiste. Il dit, d’ailleurs, ne pas craindre de nouvelles élections sans s’avouer en campagne pour autant. « Quand on est un homme politique, on ne peut pas avoir peur des élections. »

Quant à une coalition Vivaldi, laissant la N-VA sur les bancs de l’opposition, il s’agit pour Theo Francken « d’une partition parfaite pour la fin de la Belgique (…) qui serait devenue ingérable. »

Le Roi consulte

Après avoir reçu lundi les présidences de Groen, de la N-VA et du CDH, le roi Philippe a poursuivi mardi ses consultations des présidences de parti pour sortir de l’impasse au niveau fédéral. Il a rencontré le jeune président du SP.A Conner Rousseau qui a fait une courte déclaration à la presse : « Il ne devrait plus être question de la Flandre contre la Wallonie », suivi du président du MR Georges-Louis Bouchez et des co-présidents d’Ecolo Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet. Georges-Louis Bouchez a d’ailleurs rappelé avant sa rencontre avec le Roi que « tous ceux qui font des déclarations tapageuses n’aident pas ».

Mercredi, Paul Magnette (PS) sera reçu en premier, suivi de François De Smet (Défi), Joachim Coens (CD&V), puis Gwendolyn Rutten (Open VLD). On devrait savoir ensuite quelle personnalité sera chargée de prendre les rênes des tentatives de dégager une ébauche de coalition possible.

 
 
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