Les métiers en pénurie ne font pas rêver les jeunes Wallons

Les métiers en pénurie ne font pas rêver les jeunes Wallons
Roger Milutin

L’administratrice-générale du Forem, Marie-Kristine Vanbockestal se demande si vouloir pousser les jeunes vers un emploi en pénurie n’est pas une cause perdue et estime qu’il faut pouvoir aborder la question de la migration économique, dans un entretien accordé à La Libre Belgique, publié vendredi.

« Malgré nos actions sur les métiers en pénurie, on n’éveille pas beaucoup de vocations. On peut même se demander si ce n’est pas une cause perdue de faire rêver des jeunes sur ces métiers-là ? », s’interroge la patronne du Forum.

Elle explique que les jeunes n’entrent plus dans les filières initiales de la formation à ces métiers-là, et que c’est d’ailleurs le Forem qui forme 90 % des gens dans ces fonctions.

« En 2019, il y avait 17 % seulement des offres d’emploi du Forem qui n’avaient pas été satisfaites. C’est un chiffre intéressant. Mais ce qui est inquiétant, c’est que ce chiffre augmente d’année en année. C’était 13 % deux ans avant ».

Mme Vanbockestal est donc d’avis qu’il faut « aborder la question de la migration économique avec sérénité », mais aussi que la solution passera notamment par l’école et la mise en valeur de ces filières.

Elle pointe en outre vers les métiers porteurs qui garantissent l’emploi, soit 64 (dont 48 en pénurie), allant des métiers de l’Horeca aux services administratifs en passant par les métiers de la construction et plus particulièrement les maçons et les couvreurs.

>> La liste du Forem des métiers en pénurie

 
 
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