Le bourgmestre d’Alost: «Le carnaval va certainement susciter la controverse»

Le bourgmestre d’Alost: «Le carnaval va certainement susciter la controverse»

Le bourgmestre d’Alost Christophe D’Haese (N-VA) a appelé, dans l’émission De Ochtend sur Radio 1, les participants au carnaval «à ne pas blesser pour blesser» tout en soulignant que la manifestation doit conserver toute sa liberté. Le carnaval d’Alost sera cette année au centre de l’attention internationale après l’indignation suscitée par les chars antisémites de l’édition précédente.

«On va scruter à la loupe une très belle fête populaire qui a déjà eu lieu 91 fois sans problème significatif. Mais tout va aujourd’hui être analysé avec des lunettes différentes», a regretté le bourgmestre en incitant les carnavaleux à ne pas rechercher spécifiquement un thème juif si cela n’est pas nécessaire. «Il faut essayer de ne pas blesser pour le plaisir de blesser», a-t-il déclaré.

Un vaste débat

Christophe D’Haese ne se fait aucune illusion et s’attend à ce que le cortège de dimanche suscite à nouveau la controverse. « Il n’y a pas un seul défilé à Alost au cours des 25 dernières années où les Juifs n’ont pas été parodiés », rappelle-t-il. « Personne n’échappe à la moquerie », a-t-il ajouté. C’est ce qui fait, selon lui, la richesse du carnaval. Il reconnaît que le festival folklorique n’est pas toujours « subtil » et comprend certaines des critiques.

Il est également revenu sur la co-existence, au sein du cortège, de groupes officiels et de groupes officieux. Si les premiers envoient leur thème à l’avance, les seconds sont composés de gens qui vont piocher des déguisements et des accessoires dans leur garde-robes. «C’est une liberté que je ne veux pas brider. Sensibiliser, c’est une chose. Interdire et censurer, c’en est une autre», a affirmé le bourgmestre en demandant enfin à la communauté internationale «de ne pas oublier de regarder la créativité des carnavaleux et les jeunes qui travaillent à tous ces chars».

Et l’Unesco ?

Quant au fait qu’il s’agisse du premier carnaval depuis la suppression de la reconnaissance par l’Unesco, cela ne change rien selon Christophe D’Haese. « L’absence de reconnaissance de l’Unesco change peu de choses pour Alost », a-t-il expliqué, précisant qu’il n’y avait jamais eu de soutien financier et qu’il n’attendait pas moins de visiteurs que les autres années.

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