Le Standard est à 90 minutes des Playoffs 1

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Michel Preud’homme le concède : les résultats positifs signés face au FC Bruges (0-0) et à Genk (1-3) ont ramené beaucoup de sérénité et d’optimisme en bord de Meuse. « Les joueurs ont bien travaillé, comme c’est chaque fois le cas parce que je n’ai jamais eu à me plaindre du travail effectué en semaine », confie d’entrée de jeu l’entraîneur liégeois, « mais l’humeur est un peu différente lorsqu’on gagne des matches… »

Et sur ce plan-là, celui qui s’annonce, ce samedi à Sclessin face à l’Antwerp, pourrait être décisif. C’est que, quoi qu’il arrive, un succès permettrait au Standard de valider mathématiquement sa troisième participation de rang aux Playoffs 1, étant entendu que ses deux proches poursuivants, Genk et Malines, s’affronteront lors de la 30e et dernière journée de phase classique et que par définition, au moins une de ces deux équipes y laissera des plumes. L’équipe de Laszlo Bölöni n’aura, elle, besoin que d’une petite unité pour obtenir le droit de participer à la grand-messe du foot.

« Le plus tôt sera le mieux »

« On a là l’occasion de remplir l’un des objectifs de la saison », explique Preud’homme. « On s’en rapproche mais on n’y est pas encore. Le plus tôt sera le mieux… » La saison dernière, le Standard avait clôturé la phase classique avec un total de 53 points. Il en possède 45 aujourd’hui, à quatre journées de la fin de la compétition régulière. « On ne va pas se focaliser sur le classement, mais uniquement sur ce match, qu’on va tenter de remporter. Après, on songera à aborder les Playoffs 1 avec le plus de points possible, sachant que notre championnat est conçu de telle manière que c’est important de se situer le plus haut possible dans le classement ».

À cet égard, un succès liégeois ce samedi face à l’Antwerp, cumulé à une défaite de Charleroi dimanche après-midi au FC Bruges, permettrait au Standard de remonter sur le podium, à une troisième place qu’il avait occupée, pour la dernière fois, le 8 décembre dernier à l’issue du partage arraché à Mouscron (2-2) avant de connaître une fin d’année très compliquée.

Une sérieuse opposition

Cela étant, la tâche du Standard ne s’annonce pas de tout repos face à une équipe de l’Antwerp qu’il a défié deux fois cette saison, sortant de ces affrontements avec une énorme frustration. Celle, d’abord, de s’être vu refuser en fin de match un penalty pour une faute sur Avenatti, le 6 octobre 2019 (2-2). Celle, ensuite, de ne pas avoir pu combattre avec toutes ses armes le 18 décembre dernier en quart de finale de Coupe de Belgique. « On avait d’énormes circonstances atténuantes à faire valoir », lance Michel Preud’homme, privé ce jour-là de Limbombe, Bastien, Oulare et Emond blessés et de Carcela suspendu, alors que Laifis avait déclaré forfait le matin même du match, qu’Amallah avait dû quitter le terrain avant la mi-temps et que Vanheusden avait mordu sur sa chique pour terminer la rencontre. « Et malgré ça, on a mené 1-0 et on aurait pu doubler la mise, avant que l’Antwerp ne revienne dans le match. On n’avait plus de solutions de rechange… »

Le contexte n’étant plus le même, Michel Preud’homme refuse de parler de revanche. « Ce qui m’importe, c’est qu’on poursuive dans la ligne tracée ces dernières semaines », dit-il. Sans penser à cette élimination en quart de finale de Coupe qui, en bord de Meuse, a fait très mal, et à ce match terminé dans la confusion générale. « Il y a des gestes qui ne font pas plaisir à voir », indique Arnaud Bodart, en faisant référence au geste inutilement provocateur de Didier Lamkel Ze envers le public liégeois, « mais ce revers est clairement digéré. On va montrer qui on est, pour aller chercher cette victoire… »

 
 
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