Coronavirus: en Italie, certaines villes fermées. «Pour l’instant, il n’est pas nécessaire de suspendre l’espace Schengen»

Coronavirus: en Italie, certaines villes fermées. «Pour l’instant, il n’est pas nécessaire de suspendre l’espace Schengen»
AFP

Alors qu’au moins neuf villes de Lombardie et une de Vénétie, dans le nord de l’Italie, ont fermé vendredi bars, écoles et autres lieux publics pour une semaine en raison de soupçons de contamination au nouveau coronavirus sur 16 personnes, le premier ministre italien, Giuseppe Conte, déclare depuis Bruxelles où il participait au sommet européen : « pour l’instant il n’est pas nécessaire de suspendre l’espace Schengen », rapporte le journaliste François Beaudonnet.

La décision a été prise par le ministère de la Santé italien en accord avec les deux régions concernées, car un premier foyer autochtone italien a été identifié à Codogno, près de Lodi. Au total, dans cette zone de Lombardie, plus de 50.000 personnes ont été priées de rester chez elles dans les villes concernées.

Avant la mesure ministérielle, le maire de Codogno (environ 15.000 habitants), Francesco Passerini, avait ordonné la fermeture immédiate des écoles, bureaux municipaux, magasins d’alimentation, bars, discothèques, salles de sport, etc.

Le maire avait expliqué sa décision car la découverte de six premiers cas de contagion avait créé « une situation d’alarme sur le territoire de la commune ».

Mais en début de soirée, le ministre Roberto Speranza a annoncé que le nombre de cas avait augmenté à 14 personnes testées positivement au coronavirus en Lombardie, toutes autour de Codogno. Toutes n’ont pas encore fait le test de confirmation.

En Vénétie, selon le président de la région Luca Zaia, deux personnes ont été testées positivement au coronavirus et l’une est en soins intensifs. Mais le ministère a indiqué que ces cas n’étaient pas confirmés.

Le premier cas de Codogno, un Italien de 38 ans, cadre chez Unilever, est hospitalisé en soins intensifs. Son épouse enceinte de 8 mois, un ami avec lequel il faisait du sport et trois personnes qui fréquentaient un petit bar local, font partie des cas avérés.

Les autorités sanitaires de la Lombardie n’ont pas identifié avec certitude la personne à l’origine de l’épidémie, mais selon l’agence Ansa, cela « pourrait » être un Italien rentré de Chine récemment qui aurait dîné à plusieurs reprises avec l’homme hospitalisé.

Les 60 employés du siège local d’Unilever à Casalpusterlengo ont été soumis à des tests de dépistage du virus.

L’Italie compte à ce jour six cas avérés de malades du nouveau coronavirus, sans compter les trois de Codogno qui doivent encore passer un second test.

Les trois premiers, soignés dans l’hôpital italien de référence pour les maladies infectieuses, le Spallanzani de Rome, vont de mieux en mieux.

 
 
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