Coronavirus: plusieurs touristes belges de retour d’Italie se plaignent de l’absence de contrôle

Plusieurs touristes de retour d’Italie expriment depuis lundi sur les réseaux sociaux leur inquiétude face à l’absence de contrôle sanitaire à leur arrivée dans les aéroports belges. Le SPF Santé publique assure cependant avoir la situation en main et appelle au calme. Il devrait communiquer dans le courant de la journée sur cette question.

Plusieurs villages du nord de l’Italie ont été mis en quarantaine après une propagation rapide du coronavirus dans la région. Au moins 231 cas ont été confirmés et sept morts sont à déplorer sur le territoire national.

Alors que l’aéroport de Charleroi sensibilise son personnel aux symptômes du Covid-19 et aux mesures d’hygiène à prendre, des voyageurs revenant de la Botte s’étonnent de ne pas avoir été contrôlés à leur descente d’avion.

Pas de contrôle systématique

Interrogé par Belga, un porte-parole de l’aéroport a expliqué être en contact permanent avec le SPF Santé publique, qui émet des consignes en fonction de l’évolution de la situation. Ainsi, le ministère a déjà enjoint l’établissement aéroportuaire à former ses employés mais n’a pas communiqué de directives quant à un contrôle systématique de passagers arrivant d’une quelconque région du monde.

Le SPF Santé publique a confirmé cette déclaration, ajoutant que la situation est la même que pour les passagers arrivant de Chine : « si un passager tombe malade pendant le vol, l’équipage va évaluer la situation et la signaler immédiatement au sol. Si un voyageur récemment revenu d’une zone touchée tombe malade dans les 14 jours de son retour, il faudra qu’il le fasse savoir à son médecin et qu’il s’isole ». Les autorités prévoient de se concerter dans l’après-midi afin de communiquer au public sur cette absence de contrôle. « Nous comprenons l’inquiétude mais il faut rester calme », assure le ministère.

De son côté, le virologue Marc Van Ranst affirme qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter outre mesure si les touristes n’ont pas visité ou logé dans les communes italiennes à présent en quarantaine. De plus, étant donné les moyens de transport disponibles entre les deux pays (avion, train, autobus, voiture), il est tout bonnement impossible de contrôler tous les touristes ayant séjourné dans la région en question. Si des personnes sont restées dans l’une des zones incriminées, le chef de laboratoire compte sur leur civisme pour se faire connaître et prévenir ainsi tout dérapage.

 
 
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