Le coronavirus fait plonger les Bourses, pire résultat depuis 2016 pour le Bel 20

La Bourse de New York
La Bourse de New York - Photo News

La progression du coronavirus impacte l’économie. À leur clôture, les Bourses européennes ont terminé dans le rouge. Du côté des États-Unis, Wall Street continuait à dégringoler à l’ouverture.

Le Bel 20 a ainsi perdu près de 5% (4,98%). Il s’agit du pire résultat depuis le 24 juin 2016, jour du référendum sur le Brexit. AB InBev un des poids lourds du Bel 20 a perdu 10,97%.

La Bourse de Londres s’est effondrée de 3,50 % jeudi, dans un marché effrayé par la progression mondiale de l’épidémie du nouveau coronavirus et ses conséquences sur l’économie.

À la clôture, l’indice FTSE-100 des principales valeurs a perdu 246,17 points, à 6.796,30 points, après avoir lâché plus de 4 % en séance. Il n’avait pas chuté autant en clôture depuis août 2015.

La Bourse de Paris a fini sous la barre des 5.500 points jeudi, cédant 3,32 %, toujours pessimiste sur l’évolution de la crise sanitaire qu’elle suit de très près pour tenter d’y voir plus clair sur les réelles répercussions sur l’économie mondiale.

L’indice CAC 40 a abandonné 188 points à 5.495,60 points, dans un volume d’échanges très élevé de 8,5 milliards d’euros. La veille, il avait réussi à finir à l’équilibre (+0,09 %).

En Allemagne, la Bourse de Francfort a fini en forte baisse, le Dax cédant 3,19 % dans un marché toujours pris de panique face à l’épidémie du coronavirus.

L’indice vedette a reculé de 407,42 points pour finir à 12.367,46 points, portant les pertes depuis le début de la semaine à 8,92 %. Le MDax des valeurs moyennes a de son côté cédé 3,43 %, à 26.196,77 points.

>> L’évolution des Bourses en direct

Wall Street chutait aussi à l’ouverture jeudi, poursuivant sa dégringolade alors que la progression mondiale du coronavirus alarmait encore plus les investisseurs, qui privilégiaient des actifs jugés moins risqués.

Aux alentours de 15H15 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, tombait de 2,31 %, à 26.335,50 points.

Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, cédait 2,70 %, à 3.041,41 points.

Le Dow Jones et le S&P 500 s’apprêtaient à enregistrer leur sixième séance de baisse consécutive. Le Dow Jones a abandonné plus de 10 % par rapport à son record, atteint le 12 février.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, baissait lui de 2,70 %, à 8.738,03 points. Il a abandonné plus de 3 % plus tôt dans la séance.

Le virus se propage

Plus de 78.000 personnes ont jusqu’ici été contaminées en Chine, dont près de 2.800 mortellement. Le coronavirus touche également des dizaines d’autres pays, où le bilan est de quelque 3.600 contaminations et plus de 50 morts.

En plus du bilan humain, les observateurs s’alarment de plus en plus des conséquences économiques de l’épidémie.

Dans une note diffusée jeudi, les analystes de Goldman Sachs anticipent que les entreprises américaines ne connaîtront pas de croissance de leurs bénéfices en 2020 si le coronavirus continue sa progression.

« La révision à la baisse de nos prévisions reflète le fort déclin de l’activité économique chinoise au premier trimestre, la baisse de la demande pour les exportateurs américains, la perturbation de la chaîne d’approvisionnement, le ralentissement de l’activité économique américaine et une incertitude renforcée », écrivent-ils.

Illustration de cette prudence, Microsoft (-2,3 %) a émis mercredi un avertissement sur résultats, indiquant qu’il ne tiendrait pas ses objectifs de vente trimestriels pour Windows et sa gamme d’ordinateurs Surface à cause des retards dans la productions provoqués par le coronavirus.

 
 
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