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Didier Gosuin au «Soir»: «Notre société est dans l’impasse, on va dans le mur»

Didier Gosuin lance un mouvement, D21, pour amener des idées dans le débat politique. « Il y a urgence à revivifier notre démocratie et chanter notre système économique. »

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 5 min

Ministre pendant vingt ans, interrompus par dix années comme chef de groupe de l’opposition régionale, par ailleurs bourgmestre depuis un quart de siècle, Didier Gosuin tente une reconversion comme lanceur d’alertes. Un livre titré Le temps de l’indignation est dépassé, sous-titré Sortir de l’impasse néolibérale, sort pour la foire du livre. Un prélude, espère le mandataire Défi, à l’éclosion d’un mouvement, D21 (comme démocratie et XXIe siècle), qu’il lance en mars. Pourquoi tous ces efforts, après une carrière « complète » ? « Je ne suis plus suspect, je ne me présenterai plus jamais à une élection ».

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5 Commentaires

  • Posté par Bayens Remi, vendredi 28 février 2020, 13:34

    Effectivement beaucoup de Bla-bla. Quand est ce que nos politiciens se remettent au niveau du citoyen lambda. L'évolution de Bruxelles est-elle positive ? Les travaux du piétonnier, la place Rogier etc, le pavage n'est pas bon, il faut le remplacer, la pace Rogier a explosé les budgets: comment est-elle gérée? On nous abreuve de massages grandiloquents sur le sauvetage de la planète mais que fait-on pour les citoyens ? Payer le double de l'impôt du revenu cadastral par rapport à nos voisins en face de la même rue ! Nous devons nous protéger contre les cambriolages, tous le voisinage en a été victime. Ayant été pressuré de plus de la moitié de nos revenus du travail, vous venez de nous tenir des propos qui culpabilisent tous les citoyens qui travaillent dur pour assurer une retraite viable. On veut nous pressurer encore plus en nous culpabilisant. Est ce cela que vous nous proposez?

  • Posté par Giuseppa Aviara, vendredi 28 février 2020, 12:40

    Heureux que ça vienne de quelqu'un "non suspecto", et politique de surcroît. Qu'on soit d'accord ou pas avec ses prémisses, ses solutions ou préconisations n'a ici aucune importance, car ce débat est essentiel et vital pour aujourd'hui et demain, et pour l'avenir de la démocratie.

  • Posté par Moreau Michel, samedi 29 février 2020, 17:56

    Assez d'accord avec vous. J'entrevois au moins 4 perspectives attrayantes : (1)- L'intention de lever le tabou empêchant toute remise en question significative du modèle économique et de la vassalisation de la démocratie ; (2)- L'ambition de retrouver le sens du collectif et la primauté de la citoyenneté solidaire ; (3)- Le refus de s'égarer dans une cosmétique des accessoires (tirage au sort généralisé, 1 voix/3 voix par électeur...), tout en intégrant activement des pôles réels de contre-pouvoir et l'évaluation continue des actions politiques ; (4)- Tirer parti du temps pour incurver notre trajectoire radicalement mais graduellement, sans attendre un illusoire grand soir où nous serions tous d'accord, ou ce jour dramatique où nous n'aurons plus le choix... Une réserve toutefois : l'absence de sens critique à propos du perchoir gauche-droite, cet axe mythique (par ailleurs indéfinissable) sur lequel les formations politiques seraient bien rangées. Cette fiction est non seulement une escroquerie intellectuelle, mais surtout une arme de confusion et de clivage, habilement exploitée par ceux qui se proclament "au centre" pour mieux disqualifier les décentrés et exclure les "extrêmes". Qu'il y ait des groupes qui encouragent la haine, qui prônent la violence et l'exercent, qui promeuvent la ségrégation, l'exclusion, l'exploitation ne fait aucun doute. Qu'on les identifie et qu'on les nomme pour ce qu'ils font (donc pas en les désignant sous une étiquette sans contenu), et qu'on ne se compromette pas avec eux, c'est clair ! Mais utiliser ces menaces très réelles pour disqualifier des adversaires politiques indemnes de ces pratiques, en les parquant virtuellement dans un terrain vague supposé occuper un pôle opposé aux premiers, c'est déjà vicier d'entrée de jeu toute démarche novatrice soucieuse de réhabilitation du solidaire !

  • Posté par Deckers Björn, vendredi 28 février 2020, 12:34

    Très intéressant. Didier Gosuin va-t-il virer Ecolo sur la fin de sa carrière? Car enfin, les idées proposées par ID21 me semblent très proches d'Ecolo. Mais en fait oui, il met le doigt là où réside le problème. La religion du Christ a été remplacée par la religion de l'Economie. Tout pour l'Economie même si ça doit se faire sur un retour de plus en plus massif de la pauvreté. Tout pour l'Economie même si ça doit se faire sur un suicide collectif, civilisationnel au niveau de l'écologie. Il faut changer de paradigme. A commencer par casser le mythe de la Sainte "Croissance". Encore aujourd'hui, je lis le président du CD&V parler du pouvoir d'achat. Mais enfin pour nombre d'entre nous, cela n'a plus aucun sens. Au regard de nos besoins réels, de ceux de nos ancêtres d'il y a à peine 50, 60 ans, nous avons... TROP de pouvoir d'achat. Et surtout le pouvoir d'acheter n'importe quoi dans une société de l'obsolescence programmée. Le changement de paradigme doit se faire en bas et en haut, top et bottom. Le top doit comprendre que la croissance est limitée dans un monde fini, le bottom doit cesser de cèder aux sirènes grotesques du toujours plus. Et se rappeler que l'argent ne fait pas le bonheur. Il faut à la fois réparer la machine sociale pour lutter enfin réellement contre la pauvreté, indécente dans ce siècle d'opulence excessive et en même temps goûter les joies de la modération et du partage, retrouver d'ailleurs le partage du temps de travail. La diminution de celui-ci s'est arrêtée il y a une vingtaine d'année, on assiste à une régression absurde portée par les néolibéraux et leur stupide et suicidaire "toujours plus". Il est temps de trouver le bonheur ailleurs que dans l'accumulation de l'inutile, qui est aussi pour nombre qui l'oublient trop souvent l'accumulation du toxique.

  • Posté par HEUSDAIN Alain, vendredi 28 février 2020, 10:48

    C'est beaucoup de bla-bla tout ça, non?

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