Polanski sacré aux César, «la soirée bascule»: «#MeToo remis à plus tard», «Le changement, c’est pas maintenant» (revue de presse)

Polanski sacré aux César, «la soirée bascule»: «#MeToo remis à plus tard», «Le changement, c’est pas maintenant» (revue de presse)

Roman Polanski a été récompensé vendredi du César de la Meilleure réalisation pour «J’accuse», ce qui a valu le départ précipité de la cérémonie de l’actrice française Adèle Haenel. Celle-ci a récemment dénoncé des faits d’agressions sexuelles de la part du réalisateur Christophe Ruggia.

Roman Polanski et Robert Harris ont aussi remporté le César de la Meilleure adaptation et des Meilleurs costumes (Pascaline Chavanne).

Le réalisateur et l’équipe de son film «J’accuse», y compris l’acteur Jean Dujardin qui joue le rôle principal, avaient décidé de ne pas se rendre à la cérémonie des César alors que son long-métrage sur l’Affaire Dreyfus a récolté douze nominations.

Par ailleurs, Roschdy Zem dans «Roubaix, une lumière» et Anaïs Demoustier dans «Alice et le maire» venaient d’être nommés respectivement meilleurs acteur et actrice.

>> Le «tabou» Polanski, mais pas que... : les moments forts des César 2020 (vidéos)

Ce samedi matin, la presse française n’épargne l’organisation des César.

En remettant au cinéaste franco-polonais de 86 ans la statuette du meilleur réalisateur pour «J’accuse », les votants n’ont pas tenu compte des polémiques qui agitent le cinéma français, explique Le Figaro qui titre son article « Roman Polanski meilleur réalisateur: les César remettent #MeToo à plus tard »

« En remettant au cinéaste franco-polonais de 86 ans la statuette du meilleur réalisateur pour ‘J’accuse’, les votants n’ont pas tenu compte des polémiques qui agitent le cinéma français ».

Le Monde titre « Aux Césars, Roman Polanski récompensé, malgré la controverse ». « Cela devait finir par arriver. Les Césars – en mode morituri te salutant – dissous dans les jeux du cirque télévisuel. Cible d’un feu nourri d’accusations et de polémiques, tant au sein de la profession qu’à l’extérieur – accusée ici pour son manque de démocratie et son archaïsme, là pour avoir distingué, en la personne de Roman Polanski, un homme au statut pour le moins controversé –, l’Académie aura ferraillé un mois avant de rendre les armes, le 13 février, avec l’annonce laconique de la démission de son comité de direction, Alain Terzian en tête », poursuit le quotidien français.

«CESARS : LE CHANGEMENT, C’EST PAS MAINTENANT», titre en majuscules Libération écrivant que « malgré le sacre des «Misérables» de Ladj Ly, un palmarès ramasse-tout et le remue-ménage en coulisse, la cérémonie 2020 a exposé les profondes divisions du cinéma français et s’est complu dans les recettes d’une formule essorée, tout juste rompue par la vague de départs scandalisés à l’annonce du prix décerné à Polanski».

Le Parisien titre «A minuit et quart, Polanski est couronné meilleur réalisateur et la soirée bascule ». « Le trophée du meilleur réalisateur attribué dans la nuit de vendredi à samedi à Roman Polanski a engendré la colère d’Adèle Haenel et a éclipsé le sacre des «Misérables» comme meilleur film », écrit le quotidien.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous