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Bernie Sanders, ennemi public numéro un du Parti démocrate

La popularité de ce militant des droits civiques qui se dit socialiste, de cet homme intègre qui finance sa campagne sans accepter le moindre dollar des grands lobbys, inquiète dans son propre parti : est-il le bon candidat contre Trump ?

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Correspondant aux Etats-Unis Temps de lecture: 8 min

Kaya Williams attend patiemment, genoux à terre, sourire de madone rivé aux lèvres. Cette jeune femme noire de 27 ans, étudiante à l’université de Reno, tient entre les mains une pancarte bleue barrée d’une simple mention majuscules en lettres blanches : « Bernie 2020 ». Nous sommes le 18 février et Bernie Sanders doit faire son apparition imminente sur le campus dans le nord du Nevada, et Kaya, comme les quelques centaines d’autres personnes, trépigne d’impatience. Elle veut voir, entendre, le vieux sénateur du Vermont, socialiste autoproclamé et candidat aux primaires démocrates en vue de l’élection présidentielle 2020. Depuis le rally de Reno, la cote de popularité du démocrate s’est envolée : il part aujourd’hui favori dans 13 des 14 Etats qui votent ce mardi pour le fameux Super Tuesday.

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8 Commentaires

  • Posté par Stroobants Nathalie, lundi 2 mars 2020, 23:43

    Sanders a le pouvoir de mener aux urnes les oubliés du système us. Ces bulletins peuvent augmenter le nombre de votants démocrates. Si les démocrates engrangent 4 millions de votes de plus que les républicains, trumpf est battu.

  • Posté par Naeije Robert, lundi 2 mars 2020, 14:25

    Le vrai danger que représente Sanders est moins qu'il a fait et continuer de faire l'apologie de régimes totalitaires de gauche (Cuba, Venezuela, le Nicaragua du jeune Noriega, l'ex URSS) dont aucun américain doté de raison ne peut avoir envie, mais que ses projets sont tellement irréalistes qu'en votant pour lui,on sait d'avance qu'il ne les réalisera pas. Avec lui, on peut voter à gauche, ce qui est dans le vent, sans trop avoir à en craindre des conséquences tangibles... L'histoire se répète, inlassablement.

  • Posté par Naeije Robert, lundi 2 mars 2020, 17:31

    M Ask, Je citais des enregistrements de déclarations de Sanders datant des années 1970-80, qu'on lui a récemment fait re-écouter lors d'une interview à la CBS. Il ne les a pas reniées. Il a nuancé, ou cru le faire en disant que selon lui le régime cubain par exemple était "autoritaire", pas "totalitaire". Je n'ai jamais dit qu'il est communiste. En fait il ne l'est pas. Mais il me semble typique d'une gauche caviar dont vous faites aussi partie.

  • Posté par Ask Just, lundi 2 mars 2020, 16:28

    Vous êtes bien conscient que si Mt Sanders est un communiste, Mr Macron et Mme Merkel sont des khmers rouges? Sanders est social démocrate, pas même socialiste et encore moins communiste. Votre haine atavique de la gauche vous fait voir rouge tout ce qui n'est pas bleu-brun

  • Posté par Ask Just, lundi 2 mars 2020, 12:36

    Les élections US (et pas que là) ressemblent de plus en plus à un concours de "formattage" d'un candidat idéal. Les déclarations des candidats "adoubés" par le DNC et leurs généreux donateurs puent les phrases et promesses creuses, les engagements qui n'engagent à rien et l'assurance d'une perpétuation du "business as usual". Pas étonnant que les électeurs se tournent vers les candidats "hors système" qu'ils estiment plus sincères dans leur discours. Trump n'a pas été élu sur autre chose que son image d'outsider (même si tout le monde a ajourd'hui bien compris que "Drain the swamp" était une promesse fort creuse). Le succès de Bernie Sanders est donc un signe de plus qu'à gauche, comme à droite, les électeurs sont à la recherche d'une forme de véracité, d'authenticité, d'incorruptibilité et de transparence, bref d'une vraie représentation de leurs intérêts. La montée des populismes en Europe suit en bonne partie la même logique. Ses aspects xénophobes ne sont que la conséquence du fait que le système cherche à maintenir l'attention des citoyens sur un "problème" qui ne risque pas de remettre en cause le "business as usual" (les industriels et financiers s'accomodant très bien du fascisme, beaucoup moins du "socialisme"). Le cas de la France ayant patiemment mis en scène un duel "Macron/Le Pen" pour les élections 2020 et 2022 est un cas d'école. L'allemagne avec le duel "CDU/AfD" suit le même chemin. Les citoyens devraient un peu plus attentifs aux grosses ficelles derrière les infos auxquelles on les expose en priorité...

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