Rallye de Hesbaye: premier succès pour Ghislain de Mévius

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Samedi, sur des routes plus grasses qu’un congrès de sumo, il fallait le sans-froid d’un démineur, la pointe de vitesse d’un sprinter et le talent d’équilibriste d’un funambule pour rentrer à Landen avec une voiture intacte. À ce petit jeu, c’est Ghislain de Mévius qui s’en est le mieux sorti. À 31 printemps, le fils aîné de Grégoire a signé sa première victoire sans contestation. Il a d’ailleurs longtemps occupé la première place du classement et dans l’ultime tronçon, c’est Kris Princen, son plus dangereux rival, régional de l’étape et vainqueur à 5 reprises de cette épreuve, qui a été ralenti par une crevaison.

Ghislain de Mévius n’en est pas encore revenu : « Franchement, je ne pensais pas être aussi vite dans le coup », racontait-il. « Cette Fabia en version Evo, nous l’avons reçue mercredi. Nos essais d’avant course, jeudi, n’ont pratiquement servi à rien tant il pleuvait. On est donc parti avec des réglages dont on ne connaissait pas grand-chose. Et pourtant, notre Skoda s’est tout de suite trouvée dans le peloton de tête. Dans la grosse pluie, on a pris un peu moins de risques que Princen mais on n’a rien lâché jusqu’au dernier mètre. C’est amusant de s’imposer dans un rallye dont je ne suis pas un fan absolu du parcours. Vivement Spa, dans quinze jours, où je pourrai m’exprimer sur un de mes tracés préférés. »

fernémont a lâché prise

Derrière l’impassible Skoda, on a donc pansé ses plaies, changé des roues ou explorer des fossés. Comme Adrian Fernémont, par exemple. Après s’être un moment mêlé à la bagarre en tête, le champion en titre a lâché prise et, c’est très rare chez lui, a commis une petite erreur de trajectoire avant de subir une crevaison en fin de journée. Un verdict moins sévère, toutefois, que celui qui a relégué Guillaume de Mévius en milieu de peloton après deux roues crevées et trois minutes perdues. Pire encore : Sébastien Bedoret a planté sa Skoda dans un fossé dès la première boucle. Le protégé de Freddy Loix y a laissé toute chance de se classer mais a poursuivi jusqu’à l’arrivée pour engranger de l’expérience et peaufiner les réglages de sa voiture.

Pas grave, tout ça. C’était la première des neuf manches. Dans quinze jours, sur les spéciales… de légende à Spa, les mêmes protagonistes vont livrer la même bataille. Et s’y ajouteront d’autres concurrents plus inspirés par la sélectivité des routes de la campagne ardennaise.

 
 
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