Deux équipes françaises encore bloquées aux Emirats à cause du coronavirus: les cyclistes tentent de garder la forme (vidéos)

@Capture d’écran Youtube
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Si la plupart des coureurs, des membres de l’encadrement des équipes et de la caravane ont pu rentrer en Europe, trois formations (les deux françaises et la russe Gazprom) sont encore confinées dans leur hôtel d’Abou Dhabi où elles sont retenues depuis quatre jours.

Une quatrième formation, UAE Emirates, a décidé pour sa part de prolonger son séjour pour procéder à de nouveaux tests.

Si aucune information n’a été donnée par les autorités, la mise en quarantaine des trois équipes est liée à la suspicion de deux tests positifs au coronavirus pour des personnes résidant au même étage de l’hôtel, selon plusieurs témoignages.

« Cela commence à être long », a déclaré à l’AFP le patron de l’équipe Groupama-FDJ, Marc Madiot, qui est en contact avec son groupe sur place.

Lundi matin, Arnaud Démare, l’un des deux leaders de son équipe avec David Gaudu, espérait une proche délivrance (« un 2e test a été effectué, nous serons sûrement ‘libres’ d’une minute à l’autre »).

Impatience palpable

Le Picard racontait aussi son quotidien : « Nous patientons dans la chambre, beaucoup de vélo ce week-end à voir à la TV, on lit un peu, une session de gainage par jour avec Ramon (Sinkeldam), mon partenaire de chambre. Des poids de corps pour compenser le manque de vélo (4e jour aujourd’hui), et du Netflix à bloc aussi. »

En revanche, son coéquipier Bruno Armirail a pu rentrer en France. « Comme il avait pris froid pendant la course et avait un peu de fièvre, il a été hospitalisé et mis à l’isolement pendant quatre jours », a précisé Marc Madiot. « Mais, quand il a pu sortir, il n’a pas été autorisé à revenir à l’hôtel. On lui a dit de revenir et il est en France ».

Du côté de Cofidis, l’impatience était également palpable. Le directeur sportif Roberto Damiani a même évoqué une grève de la faim dans un mail adressé au site italien spécialisé Tuttobiciweb : « Nous ne sommes confinés ici que pour avoir été logés au quatrième étage, avec les deux autres équipes, sans tenir compte du fait que pendant une semaine, au moins 500 personnes environ se sont rencontrées et ont vécu ensemble plusieurs heures par jour. »

« On attend les résultats de la seconde batterie de tests », a précisé lundi après-midi à l’AFP le manager de la formation française, Cédric Vasseur, à propos de son groupe. « Ils ne comprennent pas : ils sont retenus alors que tous les premiers tests sont négatifs et que personne n’a de symptôme qui laissent envisager une contamination ».

 
 
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