France : pourquoi les victimes du coronavirus ne seront pas systématiquement hospitalisées en cas d’épidémie ?

Une patiente italienne passe les premiers test de contrôle du coronavirus.
Une patiente italienne passe les premiers test de contrôle du coronavirus. - IIM

Les hôpitaux français ont dû apporter une réponse à la recrudescence du nombre de personnes atteintes par le coronavirus. Avec trois foyers distincts (l’Oise, la Haute-Savoie et le Morbihan), les autorités sanitaires s’adaptent. Alors que l’épidémie a atteint le stade 2 - sur une échelle de 3 - le centre hospitalier régional de Paris a annoncé que les victimes du virus ne seront plus systématiquement hospitalisées. Une nouvelle qui provoque l’inquiétude des citoyens français à l’heure où le Covid-19 pourrait passer au stade épidémique. Pourtant, cette prise en charge graduée des patients est de longue date dans les plans du gouvernement français.

Des mesures d’ajustement pour atténuer la propagation du virus

Si la «phase 3» du plan de lutte contre le Covid-19 venait à être activée (pour une durée qui peut aller de 8 à 12 semaines), l’épidémie se traduirait par une transmission soutenue partout sur le territoire. Les mesures préconisées par la direction générale de la santé dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 s’appuient sur le plan de pandémie grippale élaborée en 2011 après la grippe 1 (H1N1) de 2009. Des nouvelles prérogatives pourront toutefois s’appliquer au cas particulier du coronavirus, mais les mesures prises à l’époque ressemblent sensiblement à celles d’aujourd’hui.

Le confinement à domicile afin d’éviter la saturation du système sanitaire

Dans un guide méthodologique élaboré le 20 février 2020, le ministère de la santé français précise que «la démarche retenue visera dans un premier temps à développer une filière ambulatoire robuste avec retour précoce et maintien à domicile des patients Covid-19 classés cas confirmés pour assurer et faciliter la prise en charge des patients qui ne nécessiteraient pas une hospitalisation». Cette prise en charge des patients à domiciles permettrait dès lors de renforcer la capacité des hôpitaux à s’occuper des personnes gravement atteintes. Dans le cadre de ces prises en charge graduée, les Agences Régionales de Santé pourraient mettre en place des « domiciles de substitution » pour les patients classés « cas possible » ne pouvant rester à leur domicile ou ayant des difficultés de logement.

 
 
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