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À Bruxelles, seulement 6% des rues portent le nom d’une femme

Les rues à consonances féminines, nettement moins nombreuses, sont plutôt secondaires.

Temps de lecture: 2 min

À Bruxelles, seulement 6 % des rues portent le nom d’une femme et une seule est attribuée à une personne transgenre. C’est ce que permet de voir une carte mise en ligne mardi par l’association Open Knowledge Belgium et le collectif féministe Noms Peut-être, qui entendent suggérer de nouveaux noms aux communes afin de redéfinir l’identité de la ville.

Cette carte – sur laquelle toutes les rues portant un nom masculin sont représentées en jaune et celles ayant un nom féminin en mauve – permet de visualiser le déséquilibre de représentation dans l’espace public.

À l’exception de l’Avenue Louise, la plupart des grands axes célèbrent la mémoire d’illustres hommes du passé comme Franklin Roosevelt, Bernard Montgomery, Auguste Lemonnier, etc., mais rares sont les femmes à y figurer. Les rues à consonances féminines, nettement moins nombreuses, sont plutôt secondaires.

Huit ateliers participatifs

« Pour réaliser cette carte, nous avons utilisé des données ouvertes, c’est-à-dire des données qui sont utilisées, modifiées et partagées pour n’importe quelle raison, d’OpenStreetMap et de Wikipédia », explique Manon Brulard, en charge du projet « EqualStreetNames.Brussels » pour l’association Open Knowledge Belgium. « Une soixantaine de bénévoles y ont contribué. Une rue, c’est un endroit que l’on va habiter, où l’on va se donner rendez-vous, où l’on va travailler. C’est un lieu qui va rester dans la mémoire collective. Il est dommage d’oublier les femmes qui ont, de tout temps, fait des choses remarquables, elles aussi », estime Camille Wernaers, membre du collectif féministe Noms Peut-Être.

Afin d’augmenter la visibilité des femmes dans l’espace public, huit ateliers participatifs seront organisés dans différentes communes bruxelloises, de mars à décembre, pour rassembler de nouvelles propositions de noms. Ces suggestions, accompagnées de biographies, seront publiées sur la plateforme EqualStreetNames.Brussels et serviront de recommandations pour les communes.

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6 Commentaires

  • Posté par Francart Eric, mercredi 4 mars 2020, 16:18

    A publier des statistique inutiles/idiotes, Le Soir ne sort pas grandi !

  • Posté par Psy Clone, mercredi 4 mars 2020, 11:18

    Mais pourquoi Le Soir relaie ces informations stupides, de collectif "féministe", donc sexiste, forcément populiste et parfaitement débile ??? Relaiera-t-on un jour sur ce site d'autres infos, d'autres discours de milieux plus xénophobes??? Ou carrément créationnistes ? Ben oui, tant qu'à publier ce type d'inepties, ce serait déjà beaucoup plus marrant ! En tout cas plus rigolo que le discours de ces enragé.es de féministes.

  • Posté par Chalet Alain, mardi 3 mars 2020, 18:33

    Dans toutes les rues, le nom "rue" est féminin, c'est un sexisme inadmissible.

  • Posté par Psy Clone, mercredi 4 mars 2020, 11:12

    MDR!

  • Posté par Van Obberghen Paul, mardi 3 mars 2020, 17:31

    "À Bruxelles, seulement 6% des rues portent le nom d’une femme". Sur combien de rues portant un nom de personne? Parce qu'il y a aussi beaucoup de rues qui portent des noms de lieux ou d'événements. Mais au dela de cela, ne pousse-t-on pas le bouchon un peu loin dans la direction de l'égalité absolue entre hommes et femmes s'il fallait renommer toutes ces rues? En n'oubliant pas le coût de la mesure pour les habitants, les administrations, les entreprises,...! Le prolitiquement correct est à la mode...

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