Coronavirus: Ryanair redoute une baisse de plusieurs millions de passagers en avril et mai à cause du virus

Coronavirus: Ryanair redoute une baisse de plusieurs millions de passagers en avril et mai à cause du virus
AFP

La compagnie aérienne à bas coûts Ryanair s’attend à transporter un million de voyageurs en moins au mois d’avril et un même nombre en moins en mai à cause du coronavirus. Combiné à l’impact des avions Boeing 737 MAX cloués au sol, cela pourrait signifier l’absence de croissance en termes de passagers durant les douze prochains mois, a prévenu mardi Michael O’Leary, le patron du groupe Ryanair, en marge d’une réunion de l’association Airlines for Europe (A4E) à Bruxelles. Les conséquences sur les activités de l’entreprise irlandaise en Belgique devraient toutefois rester limitées.

Ryanair a été fortement touché par les reports de livraisons du Boeing 737 MAX, dont la compagnie a commandé des dizaines d’exemplaires et dont la flotte est clouée au sol après deux accidents. Une crise qui a un impact sur toute l’industrie et plus particulièrement sur le réseau de destinations desservies par la compagnie durant l’été prochain, a rappelé Michael O’Leary lors d’une interview avec l’agence Belga. Si l’entreprise espérait transporter 164 millions de passagers dans l’année à venir, contre 154 sur les douze derniers mois, elle a dû revoir ses ambitions à la baisse à cause du 737 MAX, tablant sur entre 156 et 157 millions.

Deux millions de passagers en moins

Mais c’était avant l’arrivée en Europe du coronavirus, sa propagation et la réduction du nombre de vols, d’un quart (soit environ 4.000), vers le nord de l’Italie, zone fortement touchée par le Covid-19. Depuis lors, les réservations sont en baisse et les passagers qui ne se présentent pas à l’embarquement (no show) sont de plus en plus fréquents, constate le patron du groupe Ryanair. Selon ses prévisions, entre début avril et fin mai, la compagnie du même nom devrait transporter deux millions de passagers en moins que prévu, soit une baisse de 10 %.

Avec ces deux facteurs combinés, l’entreprise ne s’attend pas à une croissance du trafic dans les douze prochains mois. Les conséquences sur l’activité en Belgique devraient toutefois rester limitées, pour le moment, aux quelques vols à destination du nord de l’Italie qui ont été supprimés d’ici au 8 avril.

 
 
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