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Crise politique: «Appliquer une logique confédérale n’a pas de sens en Belgique»

Auteur d’un ouvrage sur les discours politiques des mouvements flamand et wallon, Vincent Scheltiens analyse l’impasse actuelle. Ce militant ancré à gauche insiste : « Un gouvernement sans la N-VA est possible, légal et pourrait fonctionner. Je pense que c’est ce qu’il faut faire. »

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 5 min

La scène d’ouverture du livre de l’historien Vincent Scheltiens publié en 2017 avait un côté prémonitoire. Le spécialiste des discours des mouvements flamands et wallons revenait sur le débat télévisé historique entre Bart De Wever et Paul Magnette, à quelques jours des élections de 2014. Le premier s’apprêtait à régner en maître absolu sur la Flandre, le second préparait tranquillement sa montée sur la plus haute marche au sein du parti socialiste francophone. Trois ans plus tard, le combat entre ces deux gladiateurs politiques est toujours vivace. Et on n’a toujours aucune idée de qui va l’emporter.

Vit-on le dernier épisode de la saga Belgique ?

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7 Commentaires

  • Posté par Pasque Roger, jeudi 5 mars 2020, 16:52

    Ce Monsieur est fort sympathique mais il ne convaincra jamais que ceux qui pensent déjà comme lui. Il est en effet fort hasardeux de prétendre ex abrupto qu’un nouveau système ne marcherait pas en Belgique, il suffit pour se convaincre du contraire d’analyser la situation de blocage actuelle qui découle du choix de l’électeur, il ne serait pas inutile de le rappeler et qui n’est jamais que le produit d’un gouvernement où le MR a choisi de servir de caution aux appétits flamands ( vers plus de libéralisme, ce qui va à l’encontre des aspirations wallonnes pour plus de justice sociale ) Le MR n’a pas été félicité lors du dernier scrutin dont il était un des grands perdants. Alors on a beau dire que le sentiment d’appartenance à la Belgique reste tenace en Flandre voire majoritaire, il n’apparaît pas à l’occasion des scrutins où, bien mieux et plus réellement que dans des sondages dont je me demande s’ils ne sont pas biaisés, le peuple flamand exprime des choix délibérément contraires. Ce n’est pas à coup d’incantations ni de prophéties dont la vérification dans la réalité est chaque fois contredite que l’on peut sortir de l’impasse sauf à considérer que le suffrage universel n’a pas à être pris en compte quand il donne des résultats qui contrarient les souhaits de ceux qui s’arrogeraient le droit de décider ce qui est bon et ce qui est mauvais. La seule manière de connaître la vérité est d’aller de nouveau aux élections avec, du côté flamand, chez les partis qui y sont favorables un programme clair de démantèlement de la Belgique et, du côté wallon, des perspectives tout aussi claires d’en tirer les conséquences si cela échoyait plutôt que de subir les évènements.

  • Posté par dercq jul, jeudi 5 mars 2020, 14:48

    Je souhaite apporter tout mon soutient à la courte majorité de Flamands qui ne votent pas pour ces partis ,car pour eux dans l' ambiance et le contexte médiatico politique actuel ,cela ne doit pas être facile . Quand on entend à longueur de journée que les Wallons sont des profiteurs quasi communistes il y en a qui finissent par le croire ... D'autres savent aussi que le seul endroit sur la planète ou on apprend le flamand à l'école c'est en Wallonie .

  • Posté par Pierre Lison, jeudi 5 mars 2020, 14:10

    Il reste que dans un État bi(tri)lingue, l’avantage d’être bi(tri)linge est devenu un privilège (emplois, etc.). D'où …

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 5 mars 2020, 14:05

    Il est rassurant de voir qu'en Flandre, les consciences ne sombrent pas toutes dans le nationalisme béat. Je suis en grand partie sur la même ligne que Vincent Scheltiens, à la différence que je vois plus de danger que lui à un gouvernement sans la NVA, qui à mes yeux devrait la rendre plus toxique encore en 2024 suite à une cure d'opposition fédérale. Il est évidemment bien mieux placé pour en juger. J'ai souvent eu l'occasion de dire ici à quel point l'idée des deux démocraties était absurde, et j'aime que Vincent Scheltiens la qualifie de "profécie auto-réalisatrice".

  • Posté par Naeije Robert, jeudi 5 mars 2020, 13:16

    Puisque les politiciens ne peuvent s'entendre au sein d'un système extraordinairement complexe et peu efficient (qu'ils ont eux-même créé), pourquoi ne pas innover en s'inspirant de ce qui marche bien ailleurs? Un confédéralisme d'entités différentes par la langue et la culture peut être une solution parfaitement acceptable. Cela marche bien en Suisse: le pays est prospère, les routes sont entretenues, les sont trains à l'heure et les impôts y sont beaucoup moins élevés qu'en Belgique.

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