Accueil Société

48% des jeunes jugent la victime d’un viol responsable

Selon l’étude Amnesty/SOS Viol, près d’une personne sur deux a déjà été exposée à une forme de violence sexuelle. Une femme sur cinq et un jeune sur quatre a déjà été exposé personnellement au viol.

Article réservé aux abonnés
Journaliste au service Société Temps de lecture: 6 min

Nous étions au lit avec ma copine. Elle dormait. J’avais très envie de lui faire l’amour. Je me suis rapprochée d’elle et je l’ai pénétrée, très tendrement. » Sur les cartes bleues que découvrent les étudiants, des situations réellement vécues sur un campus universitaire. Rapport consenti ou non consenti ? Telle est la question à laquelle ils doivent répondre, en avançant sur un jeu de l’oie intitulé « On y va ou pas ? ». Le garçon du groupe qui vient de lancer le dé s’y risque, hésitant : « ça dépend du type de relation… Les pratiques sont complètement différentes d’un couple à l’autre ». La riposte des deux copines fuse : « Non ! Si elle dort, elle ne peut pas dire oui, donc c’est d’office pas consentant ! »

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

18 Commentaires

  • Posté par Ask Just, jeudi 5 mars 2020, 14:11

    Petite mise en situation pour les hommes ici adeptes des "inversions de rôles" et "circonstances atténuantes". Vous passez une soirée chez Raymond (prénom d'emprunt) où vous buvez plus que de raison en évoquant moultes histoires grivoises. Vous constatant un peu en perte de vos moyens, Raymond vous propose de dormir sur place. Vous acceptez et vous écroulez sur le canapé. Le lendemain matin, vous vous réveillez défroqué avec un mal au derrière laissant peu de doute sur son origine. Quelle est votre ressenti? Raymond a-t-il des circonstances atténuantes? Vous sentez-vous un sale petit vicelard qui l'a allumé pendant toute la soirée en se montrant grivois? Quelle différence avec la même histoire où une femme est à votre place???

  • Posté par Ask Just, jeudi 5 mars 2020, 19:32

    Norbert: non justement! Si le/la partenaire n'est pas en état d'émettre un consentement lucide (ici, perte de conscience éthylique), il faut considérer que c'est non! À voir au réveil éventuellement, après du café :))

  • Posté par brenes norbert, jeudi 5 mars 2020, 18:21

    De façon générale d'accord avec vous mais sur le sujet des beuveries il faut nuancer. On peut parfaitement avoir consenti sous l'effet de l'alcool (consommé volontairement s'entend), s'endormir ensuite et regretter le lendemain ce qui s'est passé. Ce n'est pas un viol...Et ceci vaut tant pour les hétéros que pour les homos !

  • Posté par Chalet Alain, jeudi 5 mars 2020, 13:21

    L'erreur est de vouloir nier les différences entre hommes et femmes.

  • Posté par Ask Just, jeudi 5 mars 2020, 14:03

    L'erreur est, parce qu'on est du bon côté du manche (càd un homme), de vouloir s'attribuer des avantages (viol avec "circonstances atténuantes", relations forcées), basés certes sur des différences biologiques existantes (force physique, libido), mais totalement injustifiables éthiquement. Evidemment, pour faire comprendre une notion éthique de base à un réactionnaire comme vous...

Plus de commentaires

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs