Nouvel appel à manifestation d'intérêt pour Alitalia, délai fixé au 18 mars

Alitalia accumule les pertes depuis des années et a dû être placée sous tutelle en 2017. Rome cherche depuis un ou des repreneurs, sans succès.

Le groupe public italien des chemins de fer, Ferrovie dello Stato (FS), qui a tenté un temps de constituer un consortium pour sauver Alitalia, a annoncé début janvier avoir jeté l'éponge.

Sollicité par le gouvernement, FS avait déposé le 31 octobre une offre assortie de conditions strictes, comme le fait de ne pas prendre le contrôle majoritaire d'Alitalia et de trouver d'autres investisseurs, dont une compagnie aérienne de premier plan. Des contacts ont eu lieu avec l'américaine Delta, l'allemande Lufthansa et le gestionnaire italien d'autoroutes et aéroports Atlantia (famille de Luciano Benetton).

Mais Lufthansa avait indiqué en janvier ne pas vouloir investir pour le moment dans Alitalia, soulignant que celle-ci avait besoin d'une profonde restructuration. La compagnie allemande propose seulement un partenariat commercial. Delta de son côté s'était dite prête à investir 100 millions d'euros et à prendre 10% du capital.

Alitalia, confrontée à la concurrence extrêmement vive des low cost, ne peut pas non plus vraiment rivaliser avec les autres compagnies traditionnelles faute d'une taille suffisante, alors qu'un important mouvement de concentration a eu lieu ces dernières années. Elle perd environ 300 millions d'euros par an.

 
 
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