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Des menaces au «déserteur»

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Journaliste au service Culture Temps de lecture: 2 min

Pour avoir signé, en février 1954, Le déserteur , chanson libertaire et antimilitariste, lorgnant vers la guerre d’Indochine, Boris Vian connaîtra les quolibets, les concerts chahutés, interrompus, et même les menaces physiques, venant de commandos d’anciens combattants. À Dinard, les mécontents ne se tiennent plus. Le maire monte sur scène et leur donne raison : le chanteur de « l’anti-France » doit arrêter son spectacle sur-le-champ. Le lendemain, au Touquet, même topo. Mais Vian, encore étourdi par son humiliation de la veille, décide cette fois d’entamer la discussion avec ses adversaires, face au public, puis plus tard autour d’un verre. Et finit, sinon par convaincre, au moins par conserver son droit de chanter. Le déserteur

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