«On est plus chaud que le climat»: 3.500 jeunes marchent à Bruxelles avec Greta Thunberg

Ce vendredi, des manifestants pour le climat venus de toute l’Europe ont envoyé un message fort aux institutionnels. Dès 13h30, plusieurs centaines de jeunes activistes pour le climat battaient le pavé, sous des cordes de pluie, devant la gare centrale de Bruxelles. En guise de réponse au «Green deal » jugé trop peu ambitieux et mal temporisé de la Commission Européenne, plusieurs organisations comme Greenpeace, Rise for Climate ou Students for Climate organisaient une nouvelle marche pour le climat dans la capitale belge. Après avoir stagné sur la place de l’Europe pendant près d’une demi-heure, le temps d’agglomérer l’ensemble des manifestants, le cortège s’est élancé à 14 h en direction du Mont des Arts. Quelques minutes après le départ, un cordon de sécurité très large s’est tendu, encerclant les journalistes tout en écartant les manifestants et les curieux. Greta Thunberg était arrivée sur place.

La figure de proue du mouvement « Youth for climate » était accompagnée des sa porte-parole en Belgique, Adélaïde Charlier. La venue de la jeune suédoise dans la manifestation a provoqué une hystérie palpable jusque au bout du cortège.

« Et un, et deux, et trois degrés  : c’est un crime contre l’humanité  ! »

En 2019, les jeunes étaient parfois plusieurs dizaines de milliers à marcher pour le climat. Ce vendredi, la police en comptait 3.500. Adélaïde Charlier, représentante de Youth for Climate, préfère ne pas s’avancer sur le nombre de participants. Outre le nombre de manifestants, le cortège pouvait compter sur son côté cosmopolite puisque près de cinquante jeunes venus de toute l’Europe ont emboîté le pas à Greta et aux autre porte paroles de « Youth for climate ». Après avoir passé le Mont des Arts, le cortège a tracé son itinéraire habituel en passant par la porte de Namur et le quartier européen, au gré de chants et d’ hymnes pour le climat, tous plus originaux les uns que les autres. « C’est important que beaucoup de gens se réunissent pour prouver que c’est un problème général. Aujourd’hui, on est dans l’obligation de faire passer des lois pour ralentir le réchauffement climatique », explique Améli, une étudiante bruxelloise qui a manqué ses cours de la journée pour la marche. La course des manifestants s’est achevée sur le parvis du monument Robert Schuman, à quelques centaines de mètres de la Commission européenne, tout un symbole pour Greta Thunberg  : « Ils ne veulent pas nous entendre, mais nous leur ferons comprendre que nous ne lâcherons pas ». Adulée par les manifestants, la jeune suédoise a clôturé cette nouvelle marche pour le climat par un discours d’une dizaine de minutes. Portée par les encouragements de la foule, elle est notamment revenue sur la nouvelle proposition de « loi climat » dévoilée par l’exécutif européen.

Plus tôt dans la journée son homolgue belge Adélaïde Charlier a également fait part de son mécontentement face à la législation européenne  : «Cette loi climat manque d’ambition dans ses objectifs, avec une réduction en 2030 de 40% des gaz à effet de serre (par rapport aux niveaux de 1990) voire de 50-55%, alors que selon le rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), il faut au minimum une réduction de 65% ».

 
 
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