Double départ en perspective au sommet de Proximus

Il y a du changement dans l’air au sommet des deux tours Proximus à Bruxelles. Selon nos informations, deux membres du comité de direction seraient sur le départ : la directrice financière et ex-CEO ad interim Sandrine Dufour et le directeur de la division « entreprises », Bart Van Den Meersche. Ces départs ne seraient pas imminents, « mais ils sont inscrits dans les astres », nous revient-on. Proximus n’a souhaité faire aucun commentaire.

Ils interviennent alors que l’entreprise est dirigée depuis décembre dernier par un nouveau CEO, Guillaume Boutin, et qu’une nouvelle stratégie va être présentée par celui-ci le 31 mars prochain. Faut-il y voir l’expression d’un différend sur cette stratégie ou d’une mésentente personnelle ?

Dans le cas de Sandrine Dufour, cela ne semble pas être le cas. Cette manager française avait un temps nourri l’ambition de remplacer Dominique Leroy à la tête de Proximus. Elle s’était portée candidate à sa succession – tout comme Guillaume Boutin – puis s’était retirée en cours de processus. Elle aurait estimé que sa méconnaissance du néerlandais et des subtilités institutionnelles belgo-belges constituaient un handicap trop important pour exercer la fonction. « Elle a toujours dit qu’elle ne venait en Belgique que pour un temps limité. A partir du moment où elle renonce à devenir CEO, il est logique de penser qu’elle quittera l’entreprise dans un avenir rapproché », nous indique une source qui précise qu’il « n’y a aucune animosité avec Guillaume Boutin ». Son départ prochain serait d’ailleurs un secret de Polichinelle. Elle aurait expliqué à ses équipes postuler ailleurs.

L’histoire est différente pour Bart Van den Meersche. C’est l’un des plus anciens membres du comité exécutif. Il a été débauché en 2011 de chez IBM par l’ex-CEO de Belgacom, Didier Bellens, pour devenir le grand patron de la division « entreprises ». A 63 ans, l’homme réfléchit depuis un petit temps déjà à réduire ses activités. C’était déjà le cas sous Dominique Leroy, nous revient-il. Des divergences de vues avec Guillaume Boutin sur la nouvelle stratégie à implémenter pour la division « entreprises » auraient précipité sa décision. « Ils n’ont pas exactement la même vision du futur », nous explique-t-on, « mais il n’y a pas de difficultés personnelles entre eux et ils ont fini par trouver un accord. »

Des plans de succession sont prêts pour ces deux fonctions. La suite dans les semaines ou mois à venir.

 
 
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