«L’Avenir»: quatre candidats au rachat

«L’Avenir»: quatre candidats au rachat

Nethys a communiqué ce vendredi les marques d’intérêt reçues pour l’acquisition de ses participations dans le secteur de la presse. Pour rappel, trois sociétés ont été mises en vente : les Editions de l’Avenir (L’Avenir, Le Journal des enfants), L’Avenir Advertising (Proximag et régie publicitaire) et L’Avenir Hebdo (Moustique/Télépocket).

Quatre candidats ont été retenus et vont pouvoir prendre part à la suite du processus de vente  : un fonds d’investissement allemand baptisé Fidelium Partners, Rossel (Le Soir, Sudpresse…), IPM (La Libre, La DH) associé à trois investisseurs particuliers (Pierre Rion, Bernard Delvaux et Juan de Hemptinne) ainsi que Roularta (Le Vif, Knack, Femmes d’aujourd’hui…).

Ces candidats vont être invités à signer un accord de confidentialité pour pouvoir accéder à la « data room ». Ils devront remettre une offre indicative pour le 16 avril prochain au plus tard. Sur cette base, Nethys arrêtera une liste restreinte de candidats avec lesquels les négociations se poursuivront pour aboutir à une offre liante.

Selon nos informations, Nethys préférerait une vente globale des trois sociétés plutôt que séparée. D’autant qu’on ne voit pas très bien qui pourrait se porter acquéreur de L’Avenir advertising qui est déficitaire et dont la valeur est négative. L’option d’une liquidation pure et simple de la société est d’ailleurs toujours sur la table. François le Hodey, CEO d’IPM, nous a indiqué vouloir faire offre pour les trois sociétés. Idem chez Rossel. « Nous sommes surtout intéressés par le quotidien mais si déposer une offre globale donne un avantage compétitif, nous le ferons », nous explique Bernard Marchant, CEO de Rossel. D’après nos informations, Roularta serait quant à lui essentiellement intéressé par le pôle magazines (L’Avenir Hebdo). Quant aux intentions de Fidelium, on ne les connaît pas. La candidature de ce fonds basé à Munich et créé en 2017 étonne. Les différents acteurs de ce dossier n’ont jamais entendu parlé de lui. Il n’a pour l’instant que trois sociétés en portefeuille, toutes allemandes et avec un profil très industriel. Il affirme sur son site vouloir se concentrer sur les entreprises avec des fondations saines mais qui ont des défis opérationnels importants.

 
 
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