Des retards administratifs mettent la famille de Mawda en difficulté

Des retards administratifs mettent la famille de Mawda en difficulté

Des lenteurs administratives pour le renouvellement du permis de séjour de la famille de Mawda, la fillette kurde tuée à l’âge de deux ans par un tir policier le 17 mai 2018, mettent en suspens le versement de l’aide financière du CPAS pour le mois de mars, a indiqué vendredi Selma Benkhelifa, l’avocate des parents. Ces derniers sont tenus d’être présents en Belgique pour la durée de la procédure judiciaire.

Selma Benkhelifa souligne que « les parents doivent être présents, d’autant plus qu’il y a encore des devoirs d’instruction relatifs à la mort de leur fille qui se font, notamment une nouvelle reconstitution hier (jeudi, NDLR) ».

Les documents requis pour le renouvellement du permis de séjour ont été introduits mi-décembre auprès de l’Office des étrangers, où un retard dans le traitement est constaté. Selma Benkhelifa a envoyé à l’Office ce vendredi un courrier pointant le problème.

Le CPAS a fait valoir que le versement de l’aide sociale est conditionné à la validité de la carte de séjour. L’avocate rappelle ici que « le tribunal du travail a condamné en février 2019 le CPAS de Woluwe-Saint-Lambert à payer pour la famille, et ce avant l’octroi de la carte. Les parents doivent être présents pendant au moins toute la durée de l’examen de la culpabilité du policier et pour le procès qui concernera la mort de leur fille. On ne peut pas garantir la présence de quelqu’un si on ne lui donne pas de quoi vivre. Le renouvellement de cette carte est une simple formalité, mais quand ce n’est pas fait, cela peut mettre les gens en grande difficulté ».

 
 
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