Les deux restaurants Exki de Milan ferment leurs portes

Les deux restaurants Exki de Milan ferment leurs portes
Kaghat Hakim

L’enseigne belge de restauration rapide Exki est elle aussi touchée par le blocus mis en place en Italie du nord. Ses deux restaurants de Milan – exploités sous contrat de franchise – ont fermé leurs portes ce week-end et ne rouvriront pas avant la fin des mesures adoptées par le gouvernement italien. « Il est pratiquement impossible pour un restaurant en self-service de garantir le maintien d’un mètre de distance entre les clients, explique son co-fondateur et CEO Frédéric Rouvez. C’est peut-être faisable dans les restaurants où les gens sont servis à table mais chez nous, ils se placent où ils veulent. Qui va venir leur dire de bouger s’ils s’installent trop près d’un autre client ? Idem dans les files devant les frigos et le bar à soupe. Et puis nos tables font 60 cm de large. On ne peut pas prévoir une table par personne ». Italie oblige, les clients des restaurants Exki ont l’habitude de venir prendre le matin un petit expresso bien serré au comptoir. « Là aussi, impossible de respecter cette distance d’un mètre. Les clients s’installent les uns à côté des autres face au barrista. Le comptoir n’est pas large assez ». Pour Frédéric Rouvez, ouvrir les restaurants représente un risque bien trop élevé. « S’il est prouvé qu’un client a été contaminé en fréquentant l’un de nos établissements et qu’il décède, notre responsabilité pourrait être engagée ».

Il n’y a de toute façon aucun intérêt commercial à ouvrir. L’un des deux restaurants Exki est situé en plein centre historique, à deux pas de la via Torino – la grande artère commerciale de Milan – et non loin du Duomo, le monument le plus célèbre de Milan. « C’est un endroit auquel on accède principalement en transports en commun mais ceux-ci sont vides et il n’y a plus de touristes en ville ». Quant au second restaurant, il est situé à deux pas du palais de justice de Milan. « Là non plus, nous n’avons plus de clients puisque les employés du palais de justice travaillent depuis chez eux ». Malgré le loyer à payer, Exki estime que cela lui coûte moins cher de fermer que d’ouvrir et de devoir payer du personnel et gaspiller de la nourriture. « C’est un coup dur pour notre franchisé. Les assurances ne couvrent pas le manque à gagner. Il peut juste faire appel au chômage économique. On va voir de quelle manière on peut lui venir en aide ». Exki exploite également cinq restaurants à Turin, non loin de la zone mise en quarantaine. Ils restent ouverts pour l’instant.

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