Négociations fédérales: le CD&V réaffirme son soutien à un gouvernement avec la N-VA

Kris Peeters
Kris Peeters - Belga

Le parti du CD&V soutient l’idée d’un gouvernement fédéral avec une majorité du côté flamand. Avant l’ouverture du bureau du parti, toutes les personnes présentes ont confirmé la nécessité d’un gouvernement « fort » ou « stable », c’est-à-dire avec majorité flamande. « Les personnes âgées représentent 60 % de notre parti. D’après ce que j’ai entendu, ils pensent également qu’un gouvernement stable est nécessaire », a expliqué Eric Van Rompuy, élu récemment président du CDV seniors.

L’ancienne ministre Joke Schauvliege a également dit qu’il n’avait aucune indication que les députés voudraient subitement que leur parti s’écarte de cette ligne. « Il est important que nous puissions maintenir notre crédibilité », a-t-elle déclaré. Et l’ancien vice-Premier ministre Kris Peeters estime également que les membres « attachent une grande importance » à la voix de la majorité flamande.

Les membres du CD&V ne veulent clairement pas être tenus responsables du blocage. Kris Peeters, par exemple, pointe du doigt PS et à Ecolo, qu’il appelle les « partis de veto ». « Je pense qu’il vaut mieux inviter tous les partis démocratiques à trouver une solution et que les partis de veto devraient réfléchir attentivement », a déclaré le député européen.

« S’il pleut en Belgique, c’est aussi la faute des CD&V », a expliqué Van Rompuy. « Si le PS veut le maintien de la Belgique, il devra parler à la N-VA. Et la N-VA devra montrer qu’elle veut gouverner. Il doit y avoir un gouvernement sérieux et il ne devrait plus y avoir des interviews dans lesquelles on déclare vouloir devenir Premier ministre dans le but de dissoudre le pays. »

Pour Hendrik Bogaert, le CD&V devrait redevenir la voix de la Flandre dès que possible. La meilleure façon d’y parvenir est que la Flandre et la Wallonie « deviennent une sorte d’État membre de la Belgique ».

Coens critique le veto vert, appelle à une majorité « forte »

Il n’est pas normal que tous les regards se tournent vers le CD&V alors qu’un parti comme Ecolo refuse même de s’installer « autour de la table » avec ceux qui permettraient d’avoir un gouvernement fédéral avec une majorité côté flamand (la N-VA) : tel est le message martelé lundi matin au micro de La Première par le président du CD&V Joachim Coens, à quelques heures du rapport au Roi des chargés de mission Sabine Laruelle (MR) et Patrick Dewael (Open VLD).

L’heure pourrait être décisive pour la « Vivaldi », cette formule qui exclurait la N-VA et réunirait les socialistes, les libéraux, les écologistes et le CD&V. Mais les chrétiens-démocrates flamands continuent de clamer l’importance d’un exécutif fédéral ayant une majorité dans le groupe linguistique flamand, donc automatiquement avec la N-VA.

Le fait que le gouvernement précédent n’avait pas de majorité côté francophone n’en est qu’une raison de plus, a estimé lundi matin Joachim Coens : cette situation a donné « un sentiment mauvais côté francophone, je sens ça, ça n’est pas bien passé pour eux ». « Il faut éviter que cela se répète », ajoute le président de parti.

Il est crucial d’aller vers un gouvernement « qui a une majorité forte », face aux défis actuels tels que le déficit, d’autant plus qu’« on a besoin d’une réforme de l’État », lâche-t-il. « Il faut renforcer certaines politiques belges, il faut renforcer les deux régions (sic) », résume-t-il avant d’être repris sur cet oubli de la Région bruxelloise.

Le sondage en ligne lancé ce week-end auprès des membres du CD&V semble avoir eu du succès. Le président évoque des milliers de réponses, qui seront analysées lors du bureau de parti.

 
 
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