«Queen & Slim» touche par sa sincérité: nos critiques des sorties cinéma

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Queen & Slim
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« Queen & Slim ».

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Queen & Slim (Melina Matsoukas)

Avec ce road-movie, la réalisatrice impressionne et séduit. Même s’il est parfois très stylisé ou chargé en symboles, ce film touche par sa sincérité. Laquelle doit pas mal à l’alchimie entre ses deux acteurs principaux.

La bonne épouse (Martin Provost)

Dans un premier temps, le cinéaste traite les choses de façon très, trop scolaire, ça manque de fantaisie ou ça frise le grotesque. Le film va-et-vient entre les deux. Il change encore de rythme et bascule en final dans la comédie musicale. Et on se rend compte, même si c’est too much, qu’enfin, le film vit vraiment. Dommage que ce soit si tard.

Hope Gap (William Nicholson)

Annette Bening et Bill Nighy, chacun dans un jeu très intériorisé, pudique, d’une belle sensibilité, sont parfaits dans leur rôle et suscitent une certaine empathie envers leur situation respective. Mais William Nicholson filme leur réalité un peu trop platement, linéairement, analytiquement, artificiellement. Sa manière neutre de filmer gomme bien trop l’émotion qui pourrait naître envers l’un ou l’autre.

Losers revolution (Thomas Ancora & Grégory Beghin)

Une succession de private jokes pas très fines, souvent en dessous de la ceinture et même malaisantes. Au-delà de l’humour que l’on n’a peut-être pas saisi, cette effervescence de hashtags filmée à la manière d’une succession de sketchs, sans vrai sentiment de cinéma, tombe à plat et semble un peu vaine.

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Woman (Yann Arthus-Bertrand & Anastasia Mikova)

Un tour du monde inédit qui dresse le portrait des femmes, dans toutes leurs ressemblances et leurs différences : un ambitieux documentaire. L’intention est louable, et les témoignages de ces femmes sont souvent poignants. Mais le dispositif un peu artificiel enlève une part d’émotion.

My spy (Peter Segal)

Plus qu’un film d’action, une vraie comédie. Même si certains personnages ou certaines situations sont caricaturaux, on sourit et on se prend de sympathie pour l’histoire. Un feel good movie pas forcément original mais qui fait clairement le boulot.

Sortilège (Ala Eddine Slim)

Cet étrange objet de cinéma, indéfinissable, flirte souvent avec le cinéma expérimental. Une sorte d’hallucination visuelle à la fois poétique et complexe. Une réflexion sensorielle sur la condition humaine, abstraite, qui s’appuie sur la lenteur pour affirmer son propos et pour mieux capter l’atmosphère. C’est à la fois déroutant et brillant. Sensoriel, abstrait. Une chose est sûre : il faut laisser de côté tous ses a priori pour en apprécier pleinement l’essence.

 
 
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