Coronavirus: les chiffres de contaminations sont «sous-évalués», selon un expert de la KULeuven

Coronavirus: les chiffres de contaminations sont «sous-évalués», selon un expert de la KULeuven
Photo News

Les mesures qui ont été annoncées mardi par le gouvernement fédéral, en particulier celle de déconseiller des rassemblements à l’intérieur de plus de 1.000 personnes, arrivent au bon moment dans la lutte contre la propagation du coronavirus, estiment les autorités scientifiques. Ce sont des recommandations collectives fortes, qui renforcent les initiatives déjà prises, plus individuelles, et qui, si elles sont respectées, permettront de freiner la dispersion du Covid-19, insistent-elles.

La Belgique est passée en phase 2 « renforcée » depuis lundi pour lutter contre l’épidémie du coronavirus. Le conseil national de sécurité, qui réunit les autorités fédérales et fédérées, a, dans la foulée, recommandé mardi d’annuler les événements de 1.000 personnes et plus qui se trouvent à l’intérieur. Cela pour l’ensemble du mois de mars.

Les événements se déroulant à l’extérieur peuvent être maintenus mais il est déconseillé aux personnes à risque (âgées, souffrant d’autres infections…) de se rendre dans des événements rassemblant énormément de personnes. Du côté des entreprises, le travail peut se poursuivre mais les autorités encouragent les sociétés à organiser davantage de télétravail.

Le timing est « très important »

« Aujourd’hui, ces mesures touchent la collectivité. Mais, si elles sont suivies, elles peuvent diminuer les opportunités que le virus se transmette », explique Emmanuel André, du laboratoire de référence de la KULeuven, qui en appelle à la « solidarité » des citoyens. Leur timing est très important, insiste-t-il. « C’est comme pour éteindre un feu. A un moment c’est trop tard… »

On est au début de l’épidémie, rappelle le scientifique. Il invite dès lors à ne pas trop se focaliser sur les chiffres de contaminations publiés quotidiennement par le SFP Santé publique, qui sont « sous-évalués » et qui n’englobent pas l’ensemble des cas avérés. Ceux-ci tiennent plus d’un indicateur et d’un outil, confie-t-il.

En mettant en place ces différentes mesures, les autorités scientifiques du pays veulent éviter de mettre une forte pression sur le système des soins de santé et de le faire déborder. Pour Emmanuel André, « l’objectif n’est pas d’arrêter l’épidémie mais de diminuer son intensité ».

Sur le même sujet
PolitiqueSanté
 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous