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La lettre d’Ivan De Vadder: «Un dialogue de sourds permanent»

Il y a quelques décennies, les négociations entre partis flamands et francophones dominants pour former un gouvernement aboutissaient toujours à une entente. Depuis 2007, le vent a tourné. Aujourd’hui, c’est le blocage. Les logiques défendues au nord et au sud du pays sont en totale opposition.

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Chroniqueur Temps de lecture: 6 min

Une petite phrase dans une interview avec deux professeurs de droit constitutionnel, le week-end passé, dans le quotidien De Morgen. Hendrik Vuye, professeur à Namur, et ancien membre de la N-VA, nous rappelle l’ancienne méthode des partis politiques belges pour aboutir à un gouvernement : « Auparavant, l’axe PS-CVP faisait beaucoup de travail préparatoire. Puis le PS et le VLD se sont rencontrés, dans les gouvernements violets de Guy Verhofstadt. Aujourd’hui, le PS et la N-VA sont les partis dominants de leur côté de la frontière linguistique, et ils ne sont jamais parvenus à un accord entre eux. » Depuis 2010, après la victoire de la N-VA qui la mettait pour la première fois dans la position du parti dominant en Flandre, les deux formations n’ont jamais réussi à trouver un terrain commun pour préparer quoi que ce soit, ce que Vuye déplore.

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6 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, jeudi 12 mars 2020, 22:23

    On ne sait pas trop bien la position de l'auteur mais en effet, relevons deux informations justes dans son propos. Le PS a démontré ses capacités de grand parti démocratique de gouvernement. Aussi longtemps que le CVP puis le VLD ont été les deux grands partis flamands, le PS a toujours trouvé moyen de s'entendre, y compris avec des partis de droite, conservateurs, y compris quand ceux-ci défendaient des positions articulées sur la réforme de l'Etat. On ne peut en dire autant de la NVA qui n'a à ce stade pu s'entendre qu'avec le seul second parti francophone. Et même dans ces conditions pourtant largement favorables, s'est montré incapable de mener l'expérience à terme. On discute comme du sexe des anges sur la radicalité de la NVA mais celle-ci est bien démontrée par les faits. Il n'est plus supportable qu'on puisse continuer à mettre PS et NVA sur un pied d'égalité. L'un est une formation démocratique, l'autre souffre des nécessaires qualités, d'écoute, d'empathie, de flexibilité. C'est d'ailleurs cette radicalité qui pousse aujourd'hui la NVA à imposer aux autres partis flamands une notion qui n'existe nulle part, la nécessité d'une majorité dans le groupe linguistique NL pour former un gouvernement. Il appartient au VLD et au CD&V d'exister à nouveau par eux mêmes et non de poursuivre leur effarant naufrage qui résulte de leur mimétisme. C'est déjà moins le cas du VLD, tandis que le CD&V a déjà dépassé le pathétique, s'aventurant au-delà de l'imaginable.

  • Posté par Surmont Willy, jeudi 12 mars 2020, 17:45

    Qu'on arrête de payer ces politiciens élus pour nous gouverner et non pour nous détruire et nous humilier devant le monde entier!

  • Posté par Biot Philippe, jeudi 12 mars 2020, 14:02

    Le problème c'est l'apparition de partis extrémistes importants . On est à un stade où, tant au Nord qu'au Sud, ce sont deux partis qui représentent moins de 30 % de l'électorat régional , moins de 17 % de l'électorat national , qui se permettent de parler au nom des 70 % de citoyens qui n'ont pas voté pour eux. Et la population les croit!!!! Quelle hypocrisie!

  • Posté par Debrabander Jean, mercredi 11 mars 2020, 18:34

    Le CD&V prend comme prétexte pour ne pas monter dans une Vivaldi que 63% de ses membres consultés exigent une majorité flamande. Alors, démocratie jusqu'au bout : que 4 de ses 12 députés se joignent à la Vivaldi et le gouvernement est formé !

  • Posté par Jules Vandeweyer, mercredi 11 mars 2020, 17:37

    Vous expliquez bien. Mais, vous oubliez de signaler qu'avant, quand on se "comprenait" pour former un gouvernement belge, on parlait tous de la même chose: la Belgique. Et les Wallons les plus nantis avant 1970 ont toujours été solidaires et ont permis le développement de la Flandre (port d'Anvers, canal Albert, charbonnages du Limbourg, Zeebruges, etc...). Depuis l'arrivée au pouvoir de la NVA, les Flamands parlent principalement des intérêts de… la Flandre. Et, aujourd'hui le CD&V fait la même chose (depuis le gouvernement Leterme et le cartel CD&V/NVA).

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