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«Sans droit d’asile, il n’y a plus d’Europe»

Une septantaine d’intellectuels européens exhortent l’Union européenne à accorder une protection temporaire aux personnes en détresse à la frontière gréco-turque. La construction européenne, née des leçons tirées des catastrophes identitaires du XXe siècle, n’a pour légitimité que le respect du droit qui la fonde, indiquent-ils.

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Nous, citoyennes et citoyens de l’Union européenne, soutenons les appels déjà lancés par plusieurs associations de la société civile pour que soit accordée une protection temporaire aux personnes en détresse à la frontière de la Grèce avec la Turquie, qui est aussi notre frontière extérieure commune, ou aux personnes qui sont parquées dans des conditions innommables dans des camps de la mer Egée. Nul besoin d’attendre ici une illusoire unanimité pour cette protection temporaire, acte de décence élémentaire. Un seul Etat-membre de l’UE suffit pour enclencher cette procédure prévue par le droit européen. Si aucun d’entre eux ne le fait, c’est à la Présidente de la Commission, qui est gardienne des Traités, d’assumer les obligations de son mandat – et, s’il le faut, c’est au Parlement européen de mettre la Commission face à ses responsabilités.

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8 Commentaires

  • Posté par Raurif Michel, mardi 17 mars 2020, 17:39

    Aidez ces gens là, c'est encourager les déplacements totalement inutile de personnes. Mais, que voulez-vous les ONG les encouragent a emprunter la voie maritime de la Méditerranée et, au passage, touchent de l'argent ! De plus, si ils ont le malheur de s'installer dans un pays ,c'est pour le convertir à l'islam! Non merci .

  • Posté par Byloos Dominique, jeudi 12 mars 2020, 18:37

    Nous parlons ici de gens qui ont quitté leur pays en guerre. Imaginons une seconde que nous soyons à leur place, nous ferions la même chose. Idem pour les réfugiés économiques. Si vous n'avez pas les moyens de vivre correctement dans votre pays, alors vous cherchez une solution. Si nous ne voulons pas de ces migrants, il faut les aider dans leur pays. A ce niveau, les politiques des pays membres de l'union européenne et de l’Europe sont une catastrophe. Que dire des hotspots en Grèce à part que c'est une honte de laisser des gens vivre dans des camps insalubres et surpeuplés. L'Europe n'a elle pas les moyens d'assurer un minimum de dignité dans ces camps ? Pour rappel, des enfants sont morts suite aux conditions de vie. Comme devant tous les défis qui se présentent, l'Europe est inerte et immobile. D'accord avec Mr Denoel, il faut une répartition des migrants dans les différents pays membres. Le monde que nous vivons à sacraliser l'argent au détriment de l'humain. Ceux qui n'ont pas grand chose dans nos pays essayent de défendre le peu qu'ils ont en adoptant des comportements de défense que les populistes encouragent en alimentant le racisme ambiant.

  • Posté par Naeije Robert, jeudi 12 mars 2020, 18:48

    D'accord bien sûr pour ceux qui fuient la guerre. Mais aux journaux télévisés frabcophones ces derniers jours, ces migrants interviewés étaient algériens et marocains. Que faisaient-ils là? Que dire aussi des erythréens: ils ont mené une guerre d'indépendance contre l'Ethiopie pendant des décennies. L'indépendance obtenue (avec un pouvoir très à gauche, logique leur lutte était marxiste-léniniste!), voilà qu'ils fuient massivement vers l'Europe. Pourquoi? Et ainsi de suite... Il faut réguler, ce que les états de droit ont toujours fait.

  • Posté par Eric Lambot, mercredi 11 mars 2020, 22:48

    Et avec le droit d'asile sans discernement, il n'y a plus d'Europe non plus

  • Posté par Eric Lambot, mercredi 11 mars 2020, 17:37

    Il est très possible de rester humain et de faire respecter les traités européens sans ouvrir grand les portes à tous les réfugiés économiques de la planète. Il est possible d'aider sur place, de trier aux frontières, d'acceuilir les vrais réfugiés politiques. Comme M. Denoel, je refuse les réfugiés économiques qui s'entassent dans les villes, engorgent les systèmes sociaux déjà mis à mal par les coupes budgétaires. Et encore une chose que les politiques vont devoir intégrer sous peine d'une montée continue des populismes. Les citoyens européens n'ont pas peur des réfugiés, il y a eu assez de mouvements migratoires au cours du temps et qui ont été bien intégrés. Non, ils ont peur de l'islam qui ne s'intègre pas et qui partout où il s'installe fait pencher la balance en sa faveur et conquiert le terrain idéologique. Et d'ailleurs que la peur soit fondée ou non, peu importe, elle est là, bien présente. Réglez ça et le problème des réfugiés n'est plus un problème.

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