Coronavirus: l’Italie cloîtrée

La basilique de Saint-Pierre à Rome sera fermée aux touristes jusqu’au 3 avril.
La basilique de Saint-Pierre à Rome sera fermée aux touristes jusqu’au 3 avril. - Photo News

Deuxième jour «a casa» mercredi pour les Italiens, appelés à rester chez eux pour tenter de freiner l’épidémie de Covid-19 qui a déjà tué plus de 600 personnes dans la péninsule. Depuis mardi 10 mars, les déplacements sont strictement limités dans l’ensemble du pays. Tous les événements sportifs nationaux, dont le campionnat de football, sont supendus pour au moins trois semaines.

Les Italiens doivent «éviter les déplacements», sauf pour aller travailler, se ravitailler ou pour des soins médicaux. Et les touristes ne pourront pas visiter la basilique et la place Saint-Pierre du Vatican avant le 3 avril. «Je reste chez moi»: c’est le conseil, très simple, du chef du gouvernement Giuseppe Conte, qui a étendu par décret à toute la péninsule le dispositif confinant à l’origine, dans les régions du nord, un quart de la population.

Un pays coupé du monde

L’Italie est devenue le premier pays à généraliser des mesures aussi draconiennes, pour tenter d’enrayer la progression du coronavirus. Dès lundi soir, à Rome ou à Naples, des supermarchés ont été pris d’assaut, en particulier pour les produits essentiels, tels les pâtes et le papier hygiénique.

La Botte se trouve de plus en plus coupée du monde : l’Autriche exigeant des voyageurs en provenance d’Italie la présentation d’un certificat médical, tandis que la Slovénie a décidé de fermer sa frontière avec ce pays. British Airway, Air France, l’irlandaise Ryanair et Air Canada — ainsi que l’Espagne — ont interrompu les liaisons aériennes avec les villes italiennes.

 
 
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